Similan (Top 10 Asie)

Intermédiaire (et+)
Formations rocheuses
Décembre – Avril
Pélagique & Récif

ℹ️ J’ai été explorer les îles Similan dans le cadre d’une collaboration non rémunérée (gratuité) sur le MV Marco Polo de Sea Bees Diving. Un super liveaboard qui m’a offert de très belles plongées, un repos confortable et des repas copieux.

Mon avis est libre et sincère.

Les îles Similan (& Surin) forment un parc national marin thaïlandais réputé, situé au large de la côte ouest, dans la mer d’Andaman. Composées d’îles granitiques et de récifs coralliens, elles sont accessibles uniquement pendant la saison sèche (novembre à Avril) et principalement en croisière-plongée.

Leur éloignement garantit des plongées exceptionnelles : tombants rocheux, récifs foisonnants, pélagiques de passage, et une biodiversité tropicale dense. Considérée comme la meilleure zone de plongée de Thaïlande, vous aurez de bonnes chances d’y observer manta, tortues, requins-léopards, et poissons tropicaux à foison, dans un cadre préservé.

Les "joyaux de la Mer d'Andaman" 🤩

Le soleil tape déjà fort sur le pont du bateau quand j’enfile ma combinaison. Cela fait plusieurs semaines que je parcours les eaux de la mer d’Andaman, de Phuket à Koh Lanta, en passant par des dizaines de sites plus ou moins connus. Je pensais avoir une idée claire de ce que la Thaïlande avait à offrir sous l’eau… Jusqu’à ce que j’arrive aux îles Similan.

Classées parc national marin depuis 1982, les îles Similan forment un archipel protégé situé à plus de 60 km des côtes. L’accès est réglementé, limité dans le temps et en nombre de visiteurs, ce qui permet de préserver un écosystème exceptionnel. Ce n’est pas un hasard si elles sont considérées comme le top 1 de la plongée en Thaïlande : ici, les récifs sont parmi les plus riches et les plus vivants du pays.

Dès la première immersion, je sens que quelque chose est différent. Dès les premières bulles, j’aperçois des espèces que je n’avais encore croisées nulle part ailleurs en mer d’Andaman. Probablement grâce à l’éloignement de l’archipel, la biodiversité ici semble plus dense, plus active, plus vivante.

Suspendu à quelques mètres sous la surface, le regard perdu dans un bleu profond, je suis entouré d’un nuage de poissons-fusiliers irisés, synchronisés dans une chorégraphie invisible. Un barracuda solitaire fend l’eau au-dessus de moi. Un peu plus loin, une tortue verte se détache lentement du fond, entamant sa ronde silencieuse à la recherche de spongiaires.

La scène a quelque chose de magique : jardins coralliens foisonnants, blocs granitiques tapissés de vie, napoléons imposants croisant mon regard curieux, et des bancs entiers de carangues tournant en chasse autour d’un récif vibrant. Après des dizaines de plongées en mer d’Andaman, je suis émerveillé d’être encore autant surpris.

En remontant à la surface, le panorama me coupe le souffle : rochers de granit géants sculptés par le vent, plages de sable blanc désertes, silence presque irréel. C’est là que je comprends : les Similan, et plus loin les Surin, ne sont pas juste une étape de plus. Ce sont les joyaux de la Thaïlande sous-marine.

Si vous cherchez un condensé d’aventure, de biodiversité et de beauté brute, alors restez avec moi : je vous emmène découvrir ce que ces îles ont de plus précieux à offrir.

Les archipels des Similan et Surin figurent sans conteste parmi les meilleures destinations de plongée d’Asie, voire du monde . Plusieurs éléments expliquent cet engouement.

Faune & biodiversité

Les îles Similan & Surin font partie des zones marines les plus riches de Thaïlande. On y recense plus de 500 espèces de poissons, plus de 200 espèces de coraux durs, des tortues marines, des requins-léopards & baleine, des raies manta, des dugongs (côté Surin) et des cétacés de passage. Ces parcs nationaux marins protégés jouent un rôle crucial dans la reproduction et la migration de nombreuses espèces pélagiques. Un véritable sanctuaire tropical à explorer avec respect.

Les Similan, c’est un monde en technicolor posé au milieu de la mer d’Andaman. Un archipel sauvage, vibrant, battu par les courants, où la vie marine explose littéralement sous les yeux du plongeur. Ici, on ne descend pas seulement sous l’eau : on pénètre dans un théâtre vivant où chaque récif devient scène de ballet.

Dès les premières bulles, la densité de la faune m’a frappé. Moi qui avais déjà exploré la côte thaïlandaise pendant plusieurs semaines, j’ai tout de suite vu la différence. L’éloignement de ces îles joue son rôle : on y croise des espèces absentes ailleurs, comme si les Similan concentraient la richesse de toute la mer d’Andaman.

Les récifs regorgent de poissons tropicaux colorés (balistes titans, poissons-perroquets, anthias, poissons-papillons, etc.), de murènes géantes, de carangues et barracudas en bancs imposants, sans oublier une forte population de requins de récif (pointe noire, pointe blanche) et de rares requins léopards qui patrouillent le sable .

Les Similan offrent aussi la chance d’observer des créatures pélagiques emblématiques : avec un peu de chance, on peut y croiser d’élégantes raies manta et même le plus gros poisson du monde, le requin-baleine ! Lors de ma croisière, j’ai eu la joie d’apercevoir une raie manta tournée autour de nous pendant de longues minutes à Koh Bon, moment magique gravé dans ma mémoire.

Côté macro, les petites espèces ne sont pas en reste : les sites abritent une multitude de nudibranches multicolores, des poissons-fantôme (dont les gracieux poissons-fantôme arlequin), des crevettes (thor, arlequin…) et parfois des hippocampes – de quoi combler aussi les amateurs de biologie et de photo macro.

Les Similan, ce sont des plongées complètes, généreuses, qui comblent tous les appétits : les amateurs de grand spectacle comme les amoureux du minuscule. Ce sont des plongées de contraste et d’intensité, où le courant peut tout faire surgir, et où chaque descente devient une nouvelle promesse d’émerveillement.

Tortue marine s’approchant du photographe en plongée aux îles Similan

Topographie & types de sites

Les Similan offrent une diversité de décors sous-marins rarement égalée, à la fois spectaculaire et harmonieuse. J’ai été frappé par la clarté de l’eau – souvent 30 à 40 mètres de visibilité – et par la richesse visuelle des paysages : un enchevêtrement fascinant de blocs de granit immergés, de récifs coralliens multicolores, de failles, tunnels et arches naturelles. Chaque plongée devient un parcours d’exploration à travers un labyrinthe minéral, sculpté par le temps et les courants.

Côté ouest de l’archipel, les sites emblématiques comme Elephant Head Rock ou Christmas Point impressionnent : on s’y faufile entre les rochers, on descend dans de petites cavernes baignées de lumière, on ressort sous un banc de vivaneaux en pleine chasse. Ici, l’ambiance est brute, presque granitique. Le courant y est parfois joueur, et c’est précisément ce qui fait le charme de ces plongées d’aventure.

À l’est, changement d’univers : les récifs frangeants plongent en pente douce dans le bleu. Les plongées y sont plus calmes, plus contemplatives, idéales pour admirer les jardins de corail en pleine santé : coraux durs en tables massives, colonies d’anémones colorées, et toute une microfaune qui y trouve refuge. C’est le spot parfait pour finir sa plongée en beauté, entre 5 et 10 mètres de fond, au rythme lent d’une fin d’immersion.

Sur certains sites, notamment autour des îles du sud, les tombants vertigineux apparaissent soudain : des murs qui chutent à plus de 1000 mètres, recouverts de gorgones XXL, d’éponges barriques, et de coraux mous en bouquets fluorescents. Je passais souvent ma plongée dans les 25-30 mètres, me laissant porter par les courants doux le long des drop-offs. L’impression de voler, littéralement. Et toujours cette sensation unique : celle d’être minuscule face à l’immensité vivante de l’océan.

Organisation des plongées

Les îles Similan & Surin sont situées à plus de 60 km de la côte thaïlandaise et font partie d’un parc national protégé, accessible uniquement de novembre à mai, pendant la saison sèche.

Il est possible de les découvrir en excursion à la journée, depuis Khao Lak ou Phuket, mais ce type de sortie reste limité (2 à 3 plongées seulement, fatigue due au trajet aller-retour en speedboat) et n’offre qu’un aperçu rapide de quelques sites.

Pour réellement s’immerger dans la magie des lieux, la croisière-plongée (liveaboard) est de loin la meilleure option. C’est en dormant sur place, au cœur de l’archipel, que l’on peut profiter pleinement de la diversité des spots et des meilleures conditions (lumière matinale, sites déserts, vie marine plus active). Il existe plusieurs durées possibles 3, 4 ou encore 7 jours…

À bord du bateau avec lequel j’ai navigué – le Marco Polo de Sea Bees Diving – l’organisation est bien rodée : 3 à 4 plongées par jour, toutes précédées d’un briefing clair et rassurant. Le rythme est intense mais exaltant (manger, plonger, dormir, répéter !). Le directeur de plongée dessinait à chaque fois le plan du site, indiquait les courants attendus, les espèces emblématiques à surveiller, et rappelait les règles du parc : pas de contact avec le vivant, pas de gants ni de reef hooks, pas de flash sur les tortues… Une éthique de la plongée que j’ai beaucoup appréciée.

La majorité des mises à l’eau se faisait depuis depuis le gros bateau, qui nous déposaient pile sur le site. Le retour s’effectuait également à bord du liveabord, dès que nous faisions surface, parachute obligatoire pour assurer notre visibilité. Selon les conditions et les sites, les mises à l’eau / récupérations peuvent aussi se faire depuis des annexes.

Les plongées étaient souvent dérivantes, ce qui les rendait confortables et dynamiques : peu de palmage, on se laissait glisser le long des tombants ou entre les blocs de granite. Cela dit, les courants pouvaient être imprévisibles sur certains sites – notamment sur le versant ouest des Similan ou autour de Koh Tachai – avec parfois des effets de tourbillons ou de “washing machine” dans les failles. Une bonne gestion de la flottabilité et un minimum d’expérience sont donc vivement recommandés.

Nitrox : un allié précieux 🧪

Sur une croisière comme celle-ci, où l’on enchaîne jusqu’à 4 plongées par jour, plonger au Nitrox est vivement recommandé. Cela permet de réduire la charge en azote, de limiter la fatigue, et d’optimiser son temps de plongée en sécurité — surtout sur les sites à profondeur modérée.

Sur certains bateaux, le Nitrox est proposé en option payante, mais d’autres l’incluent dans leurs prestations.

Pensez à vous faire certifier Nitrox avant la croisière – cela peut vraiment changer votre expérience de plongée. Certains liveaboard vous proposent aussi de passer la certification.

Bouteilles de plongée au Nitrox alignées sur le pont d’un liveaboard à Tubbataha

Les meilleurs sites de plongée aux îles Similan 📍

Les îles Similan & Surin abritent plusieurs dizaines de sites de plongée répartis autour des neuf îles principales de l’archipel Similan, ainsi que dans les eaux plus septentrionales du parc national de Surin. Chaque site possède son propre caractère, entre chaos granitique, jardins coralliens luxuriants, tombants abrupts et labyrinthes de roche.

Même si la qualité reste élevée sur l’ensemble des plongées, certains spots se distinguent par leur topographie spectaculaire, la faune emblématique qu’on peut y croiser… ou simplement par l’intensité des émotions vécues sous l’eau.

Richelieu Rock (parc de Surin)

Profondeur : 5–35 m.

Sans doute le site de plongée le plus célèbre de Thaïlande, classé parmi les meilleurs spots d’Asie. Il s’agit d’un pinacle isolé en pleine mer, dont le sommet affleure à peine la surface à marée basse. Jacques-Yves Cousteau aurait découvert ce site avec l’aide de pêcheurs locaux et l’aurait baptisé “Richelieu” en référence à la couleur pourpre des coraux recouvrant le rocher, rappelant la robe du Cardinal éponyme .

La vie sous-marine y est tout simplement incroyable : des nuées de carangues, thons et barracudas chassant autour du récif , une profusion de coraux mous violets et roses abritant d’innombrables espèces. Richelieu Rock est réputé pour les rencontres pélagiques – notamment les requins-baleines et les raies manta, qui fréquentent le site en saison (plutôt février-avril) pour se nourrir du plancton apporté par les courants.

Même sans « géant », l’action est au rendez-vous : lors de ma plongée, j’ai été entouré par des bancs tournoyants de carangues et de vivaneaux, et j’ai pu observer de près une famille de seiches géantes en pleine parade amoureuse. En fouillant le tapis de coraux, on découvre aussi le côté macro du site : poissons-fantôme ornés parfaitement camouflés, crevettes arlequin festoyant sur des étoiles de mer, hippocampes tigres, sans parler des dizaines de nudibranches rares. Chaque recoin grouille de vie !

ℹ️ Attention, Richelieu Rock peut avoir un courant soutenu et descend à 35+ m : un plongeur advanced (PADI) ou N2 (CMAS/FFESSM) à l’aise est recommandé pour en profiter pleinement.

Koh Bon

Profondeur : 10–35 m.

Un site phare au nord des Similan, célèbre pour être LA station de nettoyage à raies manta de Thaïlande. Koh Bon est une île rocheuse dont la principale zone de plongée suit une crête calcaire qui s’enfonce dans la mer, surnommée “the Ridge”. Le long de ce dos immergé, vers 18-26 m de fond, les mantas viennent régulièrement se faire déparasiter par des poissons-nettoyeurs – offrant aux plongeurs des ballets majestueux. J’ai eu la chance d’y voir une manta océanique de près : apparition fantomatique depuis le bleu, puis passage tout en grâce à quelques mètres de nous, un oeil rond nous dévisageant avant de repartir dans le vague. Un spectacle à couper le souffle !

Outre les raies, Koh Bon abrite sur ses parois de nombreuses anémones et coraux mous colorés. On y croise souvent des carangues, thons et barracudas en maraude le long du tombant, ainsi que des poulpes et seiches bien camouflés dans les anfractuosités . En scrutant les crevasses, on peut trouver diverses murènes et crevettes nettoyeuses. Le plateau peu profond (6-10 m) est le domaine des poissons-papillons et demoiselles sur un tapis d’anémones.

Koh Bon peut présenter du courant, notamment en pointe, et la manta se mérite parfois (plusieurs plongées sans la voir).

Koh Tachai Pinnacle

Profondeur : 12–30+ m.

Situé au large de l’île de Koh Tachai (nord du parc des Similan), ce pinacle est un gros dôme rocheux sous-marin relié à l’île par un banc de sable . C’est un site riche en poissons de banc : énormes bancs de barracudas souvent au rendez-vous, carangues chassant des nuées de fusiliers, ainsi que la présence possible de requins-léopards sur les zones de sable et de raies pastenagues.

La partie supérieure du pinacle est couverte de coraux durs et de gorgones fouets de mer, tandis qu’en profondeur on trouve de grandes gorgones et des coraux mous multicolores . Koh Tachai est connu pour ses courants parfois puissants qui attirent une foule de vie pélagique. C’est aussi un site où l’on peut apercevoir occasionnellement raies manta et requins-baleines, notamment en fin de saison. Sensations garanties ! 

Elephant Head Rock

 Profondeur : 5–30 m.

Emblème des îles Similan, ce site situé près de l’île n°8 doit son nom au gros rocher émergeant dont la forme évoque une tête d’éléphant.

Sous l’eau, c’est un labyrinthe de blocs de granit titanesques posés sur le sable, créant une multitude de passages, arches et tunnels dans lesquels évoluer est un vrai jeu d’aventure . La lumière joue à travers les failles, offrant des scènes dignes d’un décor de film sous-marin.

Côté faune, Elephant Head est l’un des sites les plus riches des Similan : j’y ai vu plusieurs requins à pointes blanches somnoler sous un surplomb, des bancs de poissons-chirurgiens et de lutjans occupant les corridors, et une profusion de poissons-anges et perroquets picorant les algues sur les roches. En inspectant les recoins sombres, notre guide nous a montré un poisson-grenouille bien caché sur une paroi et une petite colonie de poissons-verrue.

Ce site réserve des surprises à chaque coin de roche ! En pleine eau, ne manquez pas de lever les yeux : carangues et napoléons patrouillent souvent au-dessus des structures.

Carte des sites de plongée aux îles Similan avec localisation des spots emblématiques

East of Eden

Profondeur : 5–30 m.

L’un des plus beaux jardins de corail des Similan, situé à l’est de l’île 7. East of Eden est réputé pour sa bommie corallienne appelée “Rêve Bleu” vers 20 m de fond (un énorme monticule couvert de coraux durs, gorgones et éponges tubulaires bleues).

Autour de cette formation, on observe une vie foisonnante : des nuées de poissons demoiselle et anthias qui dansent dans le bleu, des lutjans rayés posés près des coraux, et souvent une tortue imbriquée occupée à brouter les éponges. En longeant le récif, on découvre une incroyable variété de nudibranches multicolores et de minuscules poissons-mandarin dans les recoins abrités.

J’ai particulièrement apprécié ce site en plongée de nuit : les coraux abritent alors une foule de petites crevettes, de crabes porcelaines, et les vers tubicoles se déploient entièrement. Avec nos lampes, nous avons croisé une raie pastenague enfouie dans le sable et même un poulpe en chasse, changeant de couleur sous nos yeux. East of Eden est peu couranté et relativement peu profond sur la majorité du site, ce qui en fait un spot parfait pour les plongeurs débutants ou photographes macro.

👉 Bien d’autres sites mériteraient d’être cités –Christmas Point,Shark Fin Reef, Anita’s Reef, la petite épave Boonsung près de la côte… – mais une croisière classique vous fera de toute façon découvrir un échantillon varié des meilleurs spots en fonction des conditions du moment.

Pour quel niveau et quel type de plongeur ? 🤿

La destination Similan/Surin peut convenir à de nombreux profils de plongeurs.

Débutants

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les Similan sont accessibles aux plongeurs peu expérimentés. De nombreux sites ont une profondeur limitée à 18-20 m, peu de courant et offrent un terrain de jeu idéal pour se perfectionner. 

La plupart des croisières acceptent les niveaux Open Water/N1. Je conseille toutefois d’avoir au moins une dizaine de plongées en milieu naturel avant de se lancer, car les sorties en pleine mer demandent d’être à l’aise avec sa flottabilité et son équipement.

Si vous êtes débutant complet, il est envisageable de faire vos premières plongées (voire la certification) à bord, mais vous profiterez davantage si vous avez quelques plongées d’expérience en amont.

Quoi qu’il en soit, les guides adaptent les plongées au niveau de chacun – j’ai vu des encadrants prendre spécifiquement soin des novices lors des mises à l’eau dérivantes.

En résumé, oui, les Similan sont aussi pour les débutants motivés, à condition d’y aller progressivement et de suivre scrupuleusement les indications du guide.

Expérimentés

Pour un plongeur avancé ou expérimenté, les Similan et Surin représentent un formidable terrain d’aventure. Vous pourrez exploiter tout votre éventail de compétences : plongées plus profondes (jusqu’à 30-40 m sur certains sites comme Richelieu ou Koh Tachai), immersion dans le courant pour de belles dérivantes dynamiques, exploration de tunnels et arches en toute maîtrise, etc.

Les plongeurs confirmés apprécieront la variété des rencontres (du petit au très gros), la beauté des reliefs sous-marins et le sentiment d’exclusivité de certains sites reculés. Si vous avez déjà pas mal plongé dans le monde, les Similan vous réserveront sans doute quelques surprises et rencontres marquantes (beaucoup les classent dans leur Top mondial).

N’hésitez pas à plonger au Nitrox si disponible : avec plusieurs plongées par jour, c’est un plus pour réduire la fatigue et maximiser vos temps de fond. Les croisières proposent souvent la formation Nitrox à bord.

Enfin, même en étant confirmé, écoutez bien les briefings (chaque site a ses pièges, comme tel courant descendant à un coin du pinacle, etc.).

Un plaisir pour les experts : souvent, les guides vous laisseront un peu plus de liberté si vous gérez bien – j’ai pu m’écarter légèrement du groupe pour attendre patiemment LE requin-baleine espéré (il n’est pas venu, mais l’attente fait partie du jeu 😅).

Plongeurs tek / profond / recycleur

Les Similan ne sont pas une destination “tek” à proprement parler – ici tout l’intérêt se situe dans la zone 0-40 m où la lumière et la vie abondent. Il n’y a pas d’épaves profondes ni de grottes nécessitant du matériel technique poussé.

Cependant, certains plongeurs Tek visitent la région avec leur recycleur pour prolonger les temps d’observation près des mantas sans bulles, ou descendent un peu plus profond en bordure de pinacles pour voir du gros (attention, au-delà de 40 m il n’y a généralement que du sable). Quelques croisières peuvent accueillir des plongeurs Tek ou proposer de l’O2 déco sur demande, mais c’est assez rare.

En somme, si vous êtes amateur de plongée technique, vous trouverez les Similan très faciles – voyez-les plutôt comme un retour à la plongée loisir riche en sensations visuelles. Mieux vaut venir en config loisir Nitrox et profiter sans contrainte 😉.

Snorkelers (PMT)

Les eaux limpides et les récifs peu profonds des îles Similan et Surin en font également un petit paradis pour le snorkeling. Les îles Surin en particulier sont réputées pour avoir les plus beaux parcours de snorkeling de Thaïlande, avec des jardins de coraux colorés dès 1-2 m de profondeur et une multitude de poissons tropicaux visibles en surface.

Si vous voyagez en famille avec des non-plongeurs, il est tout à fait envisageable de les embarquer sur une sortie snorkeling pendant que vous plongez. Certaines croisières acceptent les accompagnants snorkelers à bord (ils sont transférés sur des sites peu profonds pendant que les autres plongent).

Sinon, des excursions spécifiques “journée snorkeling” partent de Khao Lak : par exemple, une journée aux Similan avec masque et tuba coûte autour de 3 300 THB (90 €) avec déjeuner inclus, et vous mènera sur 2-3 spots de nage + une plage.

Petit bémol : sur un liveaboard orienté plongée, un snorkeler risque de se sentir un peu seul (horaires centrés sur les plongées, spots parfois trop profonds pour lui). Mieux vaut alors opter pour un bateau proposant un encadrement snorkeling ou rester sur des sorties à la journée plus adaptées.

Familles

Si vous souhaitez venir aux Similan en famille, c’est possible mais avec quelques réserves. Les tout-petits n’auront pas grand-chose à faire sur un bateau de plongée (et la vie à bord n’est pas sécuritaire pour un enfant en bas âge, ni adaptée niveau bruit/horaires).

En revanche, pour des ados plongeurs ou snorkelers, cela peut être une expérience inoubliable à partager en famille. 

Enfin, notez que la camping est autorisé sur certaines îles (Similan 4 et Surin Nord) via le parc national : passer une nuit sous tente en famille sur une île tropicale déserte, ça crée des souvenirs! Il faut réserver auprès des rangers et c’est assez rudimentaire, mais l’expérience Robinson peut valoir le coup si vos enfants aiment l’aventure.

Formation

Les croisières plongée aux îles Similan ne sont pas l’endroit idéal pour entamer une formation complète (même si c’est possible), comme un Open Water ou un Advanced. Le rythme est soutenu (jusqu’à 4 plongées par jour) et l’objectif principal est de profiter au maximum des sites exceptionnels qu’offre le parc.

👉 La formation Nitrox est en revanche fortement recommandée (et souvent proposée à bord), car elle permet de mieux gérer l’enchaînement des plongées profondes tout en augmentant la sécurité.

Certaines croisières pourront aussi dégager de la marge en vous vendant des petites cartes de spécialité :

  • Plongée profonde

  • Identification de poissons

  • Photographie sous-marine

Saisons, météo & conditions ☀️

Période de plongée

Le parc national marin des îles Similan n’est ouvert que de novembre à avril. La mousson de mai à octobre rend la mer trop agitée et les sites sont laissés au repos pour préserver l’écosystème. La plupart des croisières plongée opèrent donc entre fin octobre et début mai .

Il y a en fait deux saisons des pluies distinctes en Thaïlande : la côte Andaman (Similan) reçoit la mousson de mai à oct., alors que le golfe de Thaïlande (Koh Tao, etc.) est arrosé surtout de oct. à janv. . Ainsi, quand il pleut côté Pacifique, il fait beau côté Andaman – et vice-versa.

Retenez que de novembre à avril correspond à la saison sèche et ensoleillée sur la mer d’Andaman, donc parfaite pour plonger aux Similan.

En début de saison (novembre-décembre), on trouve généralement moins de monde sur les sites et une vie marine déjà bien présente (c’est la période de reproduction de nombreuses espèces, on peut observer par exemple des seiches géantes en pleine parade nuptiale sur Richelieu Rock).

Cependant l’eau peut être plus fraîche au démarrage (les locaux ont mesuré 21°C sur thermocline en décembre !) et la visibilité un peu réduite à cause des nutriments post-mousson.

À partir de janvier jusqu’à fin mars, on entre dans le pic de saison : climat stable, mer calme, eau qui se réchauffe (~29°C), visibilité qui atteint 30 m ou plus aux meilleurs jours.

Février-mars sont souvent cités comme les mois offrant le plus de chances de voir des pélagiques (raies manta, requins-baleines) car le plancton commence à fleurir tout en gardant une bonne visi.

D’ailleurs, historiquement la majorité des observations de requin-baleine se concentrent entre janvier et mars dans la zone .

Avril est également un excellent mois : eau chaude au max, parfois un peu moins de vent donc conditions très calmes, et on commence à voir plus de larves de coraux fluorescentes la nuit (phénomène du plancton bioluminescent).

En revanche fin avril, le risque d’orages tropicaux augmente à l’approche de la mousson. 

Jan

Fev

Mar

Avr

Mai

Jui

Jui

Aou

Sep

Oct

Nov

Dec

Tornade de carangues en pleine action dans les eaux des îles Similan

Température de l’eau

Jan

28°

Fev

29°

Mar

29°

Avr

30°

Mai

NA

Jui

NA

Jui

NA

Aou

NA

Sep

NA

Oct

NA

Nov

28°

Dec

28°

👉 Ces températures sont indicatives, elles peuvent légèrement varier selon les conditions météo (vents, courants…) ou suite aux effets du dérèglement climatique. 

La température oscille entre 27 et 30°C sur la colonne d’eau, bien que des thermoclines plus froides (22-24°C) puissent survenir en profondeur ou aléatoirement sur certains sites, surtout en début et fin de saison. Prévoyez éventuellement un rashguard ou une cagoule si vous êtes frileux.

Température de l'air ☀️

La température extérieure en journée varie entre 30°C et 34°C selon les mois. Les journées sont généralement ensoleillées et très chaudes, avec un pic de chaleur entre mars et avril, où l’on peut dépasser les 35°C à l’ombre.

Visibilité

Sous l’eau, les conditions aux Similan sont généralement excellentes. La visibilité varie de bonne à exceptionnelle, en moyenne autour de 20-25 m et pouvant atteindre 30-40 m sur les sites abrités par beau temps . Une eau d’un bleu azur clair, qui fait la joie des photographes et permet de repérer les gros poissons de loin.

Blennie curieuse sortant de son trou aux îles Similan, regardant l’objectif en plongée

Courants

Les courants sont modérés la plupart du temps. Beaucoup de plongées se font en dérive douce le long des récifs sans effort. Cependant, certains sites exposés (p.ex. Koh Tachai, Koh Bon) peuvent avoir du courant fort à certaines heures – vos guides planifieront les plongées à l’étale de courant si nécessaire. En cas de courant fort, on utilise le récif pour s’abriter et on avance prudemment de rocher en rocher. Globalement, rien de très effrayant pour qui a déjà plongé en drift ailleurs.

Météo & risques naturels

Entre novembre et avril, les conditions météo sont en général idéales pour la croisière : ciel dégagé, chaleur sèche, mer calme, vents faibles. Lors de notre croisière, nous avons eu une mer d’huile la majorité du temps, avec quelques vagues légères lors d’un passage venteux vers Richelieu Rock. En journée, le soleil tape fort sur les ponts exposés, mieux vaut prévoir chapeau, crème solaire reef-safe et hydratation régulière. En soirée, il peut arriver qu’un orage tropical éclate, mais cela reste court, isolé, et plutôt spectaculaire à observer depuis le bateau.
 
La nuit, loin de toute lumière artificielle, le ciel étoilé est splendide, révélant la Voie Lactée au-dessus des silhouettes granitiques des îles. C’est un moment hors du temps, parfait pour se reconnecter à l’essentiel. Et si vous faites une plongée de nuit, coupez vos lampes un instant au palier : vous verrez peut-être le plancton luminescent transformer vos mouvements en traînées scintillantes, la fameuse “mer d’étoiles”. 

Côté risques naturels, pas d’ouragans ou typhons directs pendant la saison d’ouverture. La mousson du sud-ouest, responsable de la fermeture annuelle du parc (mai à octobre), apporte en revanche des vents violents, des pluies fortes et une mer agitée — raison pour laquelle la saison de plongée est strictement limitée.

🪼 En mer, les dangers sont rares : quelques méduses occasionnelles, surtout lors des plongées de nuit ou près de la surface. Pas de sargasses ni de grands prédateurs menaçants pour l’humain. Seuls les coraux coupants ou les oursins dans les zones peu profondes rappellent qu’un bon contrôle de flottabilité est essentiel.

Comme souvent en croisière dans des zones éloignées, une évacuation médicale reste complexe (bateau rapide jusqu’à Khao Lak ou Phuket, puis hôpital). Il est donc indispensable de plonger dans ses limites, d’être bien assuré, et de respecter les consignes du guide.

En somme, les Similan sont une destination très sûre, où la beauté de la nature s’accompagne d’un calme bienvenu — à condition de respecter le rythme des courants… et celui du soleil.

Photographie sous-marine aux Similan 📸

Les îles Similan constituent un terrain de jeu fabuleux pour les photographes sous-marins, qu’ils soient férus de grand-angle ou de macro . Plusieurs atouts rendent la destination photogénique.

Visibilité et lumière

L’eau limpide et généralement bien éclairée offre d’excellentes conditions de luminosité naturelle. En pleine journée, même à 20 m de fond, on bénéficie d’une clarté appréciable et de couleurs vives sur les images. Les paysages sous-marins – blocs de granit, canyons, récifs foisonnants – se prêtent très bien à la photo grand-angle. On peut capturer par exemple un plongeur évoluant dans un tunnel à Elephant Head Rock avec le jeu d’ombres et de lumières, ou une manta géante avec le soleil en contre-jour à Koh Bon. 

ℹ️ N’oubliez pas d’intégrer le bleu spectaculaire de l’eau dans vos cadrages grand-angle !

Sujets grand-angle

Justement, côté grands sujets, vous aurez l’embarras du choix : les majestueuses raies Manta (si vous en rencontrez, gardez vos distances et privilégiez la photo de côté ou dessous pour ne pas les effrayer), les éventuels requins-baleines à Richelieu (l’approche doit être douce, sans flash trop puissant pour ne pas les repousser), mais aussi les scènes de bancs de poissons (barracudas en spirale, carangues chassant – de superbes opportunités de clichés dynamiques). 

Les décors eux-mêmes méritent des photos : immortalisez le labyrinthe rocheux de Deep Six ou les jardins de corail de East of Eden. Munissez-vous d’un objectif fisheye ou grand-angle pour capturer ces panoramas sous-marins. L’idéal reste l’usage de flashs/external strobes pour raviver les tons du récif sur les images.

Raie manta océanique nageant près d’un plongeur aux îles Similan

Sujets macro

Les passionnés de macro ne seront pas en reste. Certes, les Similan ne sont pas que du muck, mais on y trouve de petits trésors pour qui prend le temps de chercher. Parmi les vedettes macro : les nudibranches bien sûr (plusieurs dizaines d’espèces répertoriées, des chromodoris flashy aux danseuses espagnoles en passant par les rares Melibe), les crevettes arlequin (regardez sur les étoiles de mer dont elles se nourrissent, notamment à Richelieu Rock), les poissons-fantôme (le poisson-fantôme ornate à motifs blancs et orange est parfois visible dans les gorgones, ainsi que le poisson-fantôme robuste brun dans les algues), les hippocampes (hippocampe épineux et parfois hippocampe pygmée sur certains gorgones de Richelieu), sans oublier les poissons-grenouilles camouflés sur les éponges.

Pour la macro, prévoyez un objectif 60 mm ou 100 mm, et idéalement deux flashes pour bien déboucher les couleurs sous les surplombs. La plongée de nuit révélera d’autres sujets macro : crevettes danseuses, vers plats, escargots de mer, etc. Bref, de quoi remplir vos cartes mémoires de petites créatures exotiques !

Organisation à bord

La plupart des bateaux accueillant des photographes prévoient des bacs de rinçage dédiés pour le matériel photo, ainsi que des stations de charge. Mon bateau disposait d’une table avec prises 220V où je pouvais changer les batteries et vider mes cartes entre les plongées. Un vrai confort. Il est bon de voyager avec plusieurs jeux de batteries car on enchaîne jusqu’à 4 plongées par jour – pensez aussi à apporter suffisamment de stockage (disque dur, cartes SD) pour ne pas devoir trier à chaud vos images.

Restrictions et bonnes pratiques

Évidemment, ne pas harceler les animaux pour avoir LA photo : on ne poursuit pas le requin-baleine, on ne flashe pas 50 fois la manta de trop près… Les guides y veillent, et de toute façon le code du plongeur responsable s’applique. À noter qu’aucune taxe photo/vidéo spécifique n’est demandée dans le parc (contrairement à certaines réserves ailleurs). Vous aurez tout loisir de remplir vos cartes mémoire !

Pensez juste à doubler vos sauvegardes (pas d’internet pour transférer en cloud), apporter assez de batteries et de cartes SD, et éventuellement une prise multiple pour charger tout votre matos sur le bateau.

Pour les mantas et gros sujets, essayez de rester stable et discret – si l’animal s’approche, ne palmez plus et laissez-le venir, vous aurez les meilleurs clichés lorsqu’il occupe tout le cadre en étant détendu. Pour la macro, l’astuce est de communiquer avec votre guide : dites-lui ce que vous cherchez (par ex. “j’aimerais trouver un poisson-fantôme”), souvent ils adorent relever le défi et vous montrer LE sujet de vos rêves. 

N’hésitez pas à plonger en combinaison un peu plus épaisse si vous comptez passer du temps immobile pour photographier (on se refroidit vite sans bouger – une 5 mm peut être utile pour les photographes macro très patients ). 

Enfin, respectez les règles d’éthique en photographie sous-marinepas de manipulation d’animaux, pas de repositionnement de créatures pour “la photo parfaite”, et évitez de coller votre objectif trop près des espèces sensibles. Observez aussi la réglementation du parc : l’usage de drones est interdit sur les îles et au-dessus des sites  (donc pas de prise de vue aérienne sans autorisation).

En un mot, les Similan sont un paradis pour photographes, offrant autant de sujets grandioses au grand-angle que de petites raretés macro à dénicher, le tout dans une eau bleue cristalline qui sublime vos images. Préparez bien votre équipement et vous repartirez avec des clichés incroyables plein la caméra – et surtout des étoiles plein les yeux.

Requin baleine nageant paisiblement dans les eaux tropicales des îles Similan

Environnement & conservation marine 🦑

Les îles Similan et Surin sont classées en parcs nationaux marins depuis 1982. À ce titre, la préservation de ce fragile écosystème est primordiale, et chaque plongeur doit se considérer comme un invité responsable.

Accès réglementé

Le parc national impose un quota de visiteurs maximum par jour afin de limiter l’impact sur l’environnement .

Chaque plongeur doit acquitter un billet d’entrée au parc (à obtenir au moins un jour avant la visite) . En pratique, votre club de plongée se charge généralement de réserver votre permis et de payer les frais au parc. Ces frais s’élèvent à environ 700 THB par plongeur (en 2024)   – cela comprend 500 THB de droit d’entrée + 200 THB de redevance de plongée, souvent facturés par jour de plongée.

Assurez-vous d’avoir une photocopie de votre passeport avec vous ou communiquée au club, car les rangers peuvent contrôler les permis à bord en comparant les passeports .

Il est également obligatoire de posséder une assurance plongée couvrant les accidents/évacuations avant de plonger dans le parc. Ces règles administratives sont là pour votre sécurité et celle du parc, ne les négligez pas.

Règles environnementales strictes

Le zéro contact est de mise. Il est interdit de toucher coraux ou animaux, de prélever quoi que ce soit (coquillages, sable, etc.) et bien sûr de nourrir les poissons.

L’usage de gants est prohibé sauf justification particulière, afin d’éviter la tentation de s’agripper aux récifs. Depuis quelques années, les plastiques à usage unique sont strictement interdits dans les parcs marins thaïlandais  : vous ne verrez pas de bouteille plastique à bord des bateaux sérieux – on vous remettra une gourde réutilisable. Toute production de déchet doit être contrôlée : l’équipage récupère vos piles usagées, vos emballages, etc. pour les redéposer à terre.

De plus, afin de ne pas perturber la faune, certains sites peuvent interdire les flashs puissants (surtout si un animal rare est présent, le guide vous le signalera – par exemple pas de flash direct sur un hippocampe pour ne pas le stresser).

Les drones sont interdits dans le périmètre du parc , donc pas de survol des îles sans autorisation spéciale.

Respectez enfin les zones de non-mouillage : les bateaux doivent accrocher des bouées de plongée ou utiliser leur ancre uniquement sur sable, jamais sur corail. En tant que plongeur, vous pouvez contribuer en alertant si vous voyez un comportement à risque.

Incidents passés 💥

  • Accident d’un plongeur français

Le 1er novembre 2024, un plongeur français de 66 ans a été secouru après avoir été victime de troubles respiratoires lors d’une immersion à Ao Khon Khae (îles Similan). Il a été pris en charge par les équipes du parc et transporté en urgence vers l’hôpital de Khao Lak. Son état a été jugé stable  .

  • Blessure par hélice

    Le 15 octobre 2024, une touriste britannique de 30 ans a été gravement blessée au talon par une hélice de bateau près de l’île 7. Elle a reçu des soins immédiats puis évacuée à l’hôpital  .

  • Naufrage d’un bateau de plongée

    En avril 2017, un bateau de plongée transportant une vingtaine de passagers a coulé près de Koh Tachai à cause d’une tempête soudaine. Tous les passagers ont été évacués en radeau de survie et secourus, sans blessure grave  .


⚠️ Analyse et recommandations

Ces incidents démontrent que :

  1. Des imprévus médicaux peuvent survenir même en plongée loisir – surveillez vos conditions physiques et restez attentif aux symptômes.

  2. Les rotations et positions des bateaux restent une source de risque (hélices) – suivez scrupuleusement les consignes de mise et de sortie de l’eau.

  3. La météo peut brutalement se dégrader – choisissez des opérateurs réactifs et bien préparés.

Ce banc dense de carangues (Carangidae) forme une véritable tornade argentée au-dessus des récifs coralliens. Ce phénomène impressionnant est typique des plongées dans les eaux poissonneuses des Similan, offrant des scènes dignes des documentaires animaliers sous-marins.

Règles du plongeur éco-responsable

Les îles Similan et Surin font partie des zones marines les plus réglementées de Thaïlande. Gérés par le Parc National Mu Ko Similan, ces archipels imposent un quota quotidien de visiteurs et des règles environnementales strictes.

Dès l’embarquement, un briefing est dispensé par l’équipage ou le guide de croisière pour rappeler les fondamentaux :

  • Ne rien toucher, ne rien prélever

  • Ne pas nourrir les poissons

  • Ne jeter aucun déchet à la mer

  • Ne pas porter de gants ni utiliser de reef hook

  • Ne pas déranger la faune marine (pas de poursuite des tortues ou des raies…)

Les plastiques à usage unique sont également prohibés : sur les bons bateaux, on vous fournit une gourde réutilisable et les déchets sont triés, collectés puis ramenés à terre. Cette vigilance participe à la préservation du parc, qui reste l’un des plus riches en biodiversité de Thaïlande.

Enfin, si vous souhaitez aller plus loin dans votre démarche, je vous recommande vivement de lire et d’appliquer la charte du plongeur responsable publiée par l’association Longitude 181. Un petit geste pour soi, un grand pas pour l’océan.

Espèces vulnérables 🐋

Certaines des créatures emblématiques des Similan/Surin sont menacées ou fragiles. Le requin-baleine est inscrit vulnérable sur la liste IUCN – si vous avez la chance d’en voir un, gardez vos distances (3 m minimum), ne cherchez pas à le toucher (évidemment) ni à le poursuivre s’il s’éloigne.

Idem pour les raies manta : ce sont de grandes migratrices sensibles au dérangement, observez-les calmement, sans éclairs frénétiques de flash. Les tortues marines (imbriquées et vertes) viennent parfois pondre sur les plages des Similan : ne les approchez pas sur terre et évitez de nager pile au-dessus d’elles dans l’eau pour ne pas les stresser.

D’une manière générale, adoptez une attitude passive avec la faune : ce sont les animaux qui décident de l’interaction, pas nous. Vous êtes dans leur jardin 🙂.

Impact humain

Le parc des Similan a souffert par le passé d’une sur-fréquentation et d’événements naturels (tsunami de 2004, épisodes de blanchissement des coraux en 2010) .

Les autorités thaïlandaises ont depuis pris des mesures fortes : fermeture saisonnière plus longue, quotas, fermeture temporaire de certains sites pour régénération (ex : East of Eden fut fermé plusieurs années après 2010 pour permettre au récif de se remettre).

Ces efforts payent, car les coraux reprennent des couleurs et la faune est toujours aussi abondante.

En tant que plongeurs, nous avons la responsabilité de minimiser notre empreinte : usage de produits solaires reef-safe, ne pas jeter la moindre miette à la mer, et suivre scrupuleusement les consignes des rangers (par exemple, interdiction d’accoster sur certaines îles hors des zones autorisées).

C’est le prix à payer pour que ce petit paradis reste intact pour les générations futures de plongeurs.

Vie locale & activités hors plongée 🏖️

Étant donné que les Similan sont situées en pleine mer, il n’y a pas à proprement parler de “vie locale” sur place – pas de village de pêcheurs, pas de bar de plage, rien d’autre que la vie sauvage. La “vie locale” pendant la croisière, c’est donc celle à bord du bateau, ainsi que l’atmosphère à Khao-Lak ou Phucket avant/après la croisière.

Deux seiches en train de s’accoupler lors d’une plongée aux îles Similan, Thaïlande

Organisation visite à la journée

La journée commence très tôt, souvent autour de 6h du matin, avec un pick-up à votre hôtel. Les opérateurs sérieux incluent généralement le transport aller-retour depuis Khao Lak (ou parfois Phuket). Direction le port de Tab Lamu, où vous embarquez à bord d’un speed boat rapide.

Après environ 1h30 à 2h de navigation, selon les conditions de mer, les contours granitiques des Similan apparaissent à l’horizon. Le petit-déjeuner est généralement servi à bord ou juste avant d’arriver, pendant le briefing de la première plongée.

Première plongée (9h30 – 10h30) : Le bateau vous amène sur l’un des sites phares de l’archipel. L’équipage vous aide à vous équiper, puis vous sautez à l’eau en petit groupe avec votre guide. La plongée dure généralement 45 à 60 minutes, selon votre consommation et votre niveau.

Intervalle de surface : Entre deux plongées, vous restez à bord du bateau principal ou parfois sur une plage (par exemple à l’île n°4 ou n°8) pour une pause détente et collation. C’est aussi l’occasion de remplir votre logbook, discuter avec les autres plongeurs, ou tout simplement contempler les paysages de carte postale.

Deuxième plongée (12h – 13h) : Second site, second décor. Certains opérateurs adaptent les plongées selon les conditions du jour (visibilité, courant…) pour maximiser les chances d’observation de raies manta, poissons-fantôme, ou bancs de carangues.

Déjeuner à bord : Un repas chaud et local est servi après la deuxième plongée. Curry, riz sauté, pad thaÏ, fruits frais… On recharge les batteries avant le trajet retour.

Temps libre (optionnel) : Selon l’opérateur et les horaires, vous pouvez profiter d’un moment libre sur la plage, faire un peu de snorkeling, ou simplement bronzer à l’ombre des filaos.

Retour vers la côte : Le bateau repart vers 14h30-15h. Après 1h30 à 2h de trajet retour, vous êtes raccompagné à votre hôtel en fin d’après-midi, généralement entre 17h et 18h.

Ambiance sur le bateau (liveabord)

Voilà comment se passer la vie sur le MV Marco Polo de Sea Bees Diving.

Une journée type commence tôtréveil à l’aube avec le soleil levant sur la mer, petit-déjeuner léger avant la première plongée.

Après la plongée, un vrai petit-déjeuner copieux nous attend (œufs, toasts, fruits…). Puis on se repose sur le pont, on échange nos impressions : l’ambiance est détendue, presque familiale.

Entre plongeurs de toutes nationalités, les conversations fusent : on parle de ce qu’on a vu, on montre ses photos du barracuda géant ou du nudibranche rare trouvé sur le tombant.

Le lien social est fort, car nous partageons tous la même passion. Sur ma croisière, après la 3ᵉ plongée de l’après-midi, on avait instauré le rituel du “sunset coke” : un coca bien frais sur le pont pour admirer le coucher de soleil, tandis que certains jouaient aux cartes ou complétaient leur carnet de plongée.

Les soirs sans plongée de nuit, on organisait parfois une projection de photos/vidéos prises pendant la journée, ou un petit quiz sur la vie marine – le tout dans une bonne humeur communicative.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, on ne s’ennuie jamais entre les plongées : si on ne discute pas, on sieste dans un hamac bercé par la brise marine, on lit un roman dans un coin du salon, ou on contemple tout simplement l’horizon infini, un thé à la main. Cette vie en vase clos, rythmée par la plongée, forge une ambiance vraiment spéciale où le temps semble suspendu.

Repas

Un des plaisirs notables de la vie à bord fut… la cuisine thaï ! Nos journées étaient ponctuées de 5 repas par jour (si, si) : un snack léger avant la 1ʳᵉ plongée, un gros petit-déj après, le déjeuner, un goûter avant la plongée de nuit, puis le dîner. Autant dire qu’on passe aussi beaucoup de temps à manger 😅. Les plats préparés par le chef étaient délicieux : currys verts, sautés de légumes, poisson grillé, sans oublier les fruits tropicaux frais à chaque repas (ananas, pastèque, mangue). Se retrouver autour de la grande table pour partager un repas favorise la convivialité – c’est l’occasion de raconter ses anecdotes de plongée du jour ou d’ailleurs. Et quel bonheur de déguster un pad thaï fumant en plein milieu de la mer !

Sur le pont, une bonbonne d’eau potable et du café/thé sont à disposition en continu (hydratation primordiale).

La restauration à bord est en général incluse dans le forfait croisière, sauf boissons alcoolisées.

Soirées et repos

Les journées de plongée étant bien remplies, le rythme sur le bateau est plutôt “couche-tôt”.

Après le dîner vers 19h30 (ou la plongée de nuit pour ceux qui la font), on traîne un peu à discuter, puis beaucoup vont se coucher vers 21-22h. On dort généralement très bien, bercé par le ronron du générateur ou le clapot de l’eau sur la coque.

Poisson chauve-souris en noir et blanc aux îles Similan, photographie sous-marine de Maxime Hiblot

Activités Annexes

Entre deux plongées, certaines croisières proposent des escales sur les îles. Des amis ont débarqué sur l’île 8 (Similan) pour gravir le sentier menant au point de vue panoramique de Sail Rock. Cette grosse roche perchée offre un panorama à 360° sur l’archipel, avec les eaux turquoise en contrebas et notre bateau mouillé dans la baie – photo souvenir obligatoire.

D’autres ont profité de l’arrêt pour se baigner depuis la plage de sable blanc et jouer dans les vagues (après tant d’heures en combinaison, ressentir le soleil et le sable est appréciable).

Sur l’île 4 (Similan), il y a un petit centre des rangers avec un musée sur le parc, un café et des bungalows, c’est un lieu de balade possible.

Phucket (avant/après) 🏝️

Phuket, plus grande île de Thaïlande, est bien plus qu’un simple point de départ vers les îles Similan. Que tu y passes une nuit avant d’embarquer ou quelques jours pour te remettre de ta croisière, elle offre une multitude de possibilités pour prolonger l’expérience tropicale.

Phuket est facilement accessible grâce à son aéroport international bien desservi. De nombreux centres de plongée organisent des départs vers les Similan depuis Khao Lak, mais certains opérateurs incluent aussi des transferts depuis Phuket (2 à 3h de route selon le trafic).

🌅 Que faire à Phuket avant/après la croisière ?

  • Massages thaïlandais traditionnels pour détendre les muscles après les plongées

  • Journée plage sur les coins plus calmes : Nai Harn, Kata Noi ou Ao Sane

  • Coucher de soleil à Promthep Cape : l’un des plus beaux panoramas de l’île

  • Old Phuket Town : architecture sino-portugaise, street art, cafés design

  • Big Buddha ou les temples de Chalong : pour une touche spirituelle avant de reprendre l’avion

Vue panoramique de Phuket avant une croisière plongée aux îles Similan

Khao Lak (avant/après) 🌳

Khao Lak, petite ville paisible sur la côte ouest de la Thaïlande, est le port d’embarquement principal pour les croisières vers les îles Similan et Surin. Moins touristique que Phuket, elle offre une ambiance plus calme, idéale pour se préparer à une immersion totale dans le bleu.

Située à environ 1h30–2h de route de l’aéroport international de Phuket, Khao Lak est accessible en taxi privé, bus ou via les transferts organisés par les centres de plongée. Beaucoup de liveaboards incluent d’ailleurs ce transport dans leur package.

Contrairement à Phuket, Khao Lak reste plus confidentielle, tournée vers l’océan et la jungle. C’est une excellente base pour :

  • Profiter de la plage de Nang Thong ou de White Sand Beach (très agréables et peu fréquentées)

  • Se faire masser dans l’un des nombreux salons de massage traditionnels

  • Faire un peu de yoga ou simplement se reposer au calme

  • Excursion dans le parc national de Khao Sok (l’un des plus beaux de Thaïlande, avec lac, grottes, jungle et faune impressionnante)

  • Balade dans les champs d’hévéas, cascades, ou rivières en kayak

Plage de Khao Lak au sable doré, avant une croisière vers les îles Similan

Hébergement : où loger  ? 🏠

Que ce soit à Phucket ou à Khao Lak, vous trouverez un hébergement adapté à vos envies et votre budget.  

  • Des guesthouses et auberges bon marché (dortoir ou chambre simple dès 10-15 € la nuit) pour les budgets serrés – idéal si vous êtes backpacker/plongeur nomade.

 

  • Des hôtels milieu de gamme et resorts locaux à 30-50 € la nuit, offrant un bon confort (chambre clim, piscine souvent, petit dej inclus). C’est dans cette gamme que la majorité des plongeurs restent. 

 

  • Des resorts haut de gamme en bord de mer (4-5*, villas, spa…) pour ceux qui veulent allier plongée et farniente luxueux – comptez 100-200 € la nuit selon la saison pour ces établissements. 

👉 Pour les réservations d’hotels/hébergements en Asie, passez par la plateforme Agoda. C’est souvent bien moins cher. 

Nudibranche jaune photographié par Maxime Hiblot en plongée aux îles Similan

Centres de plongée / Bateaux recommandés 🤿

Choisir son club

Même si la croisière reste la meilleure façon d’explorer les Similan, de nombreuses excursions à la journée sont organisées au départ de Khao Lak (et dans une moindre mesure, de Phuket). Ces sorties permettent de découvrir un ou deux sites emblématiques en une journée, mais attention : toutes les offres ne se valent pas.

Tu n’auras pas de mal à trouver un centre, il y en a des dizaines. Reste à trouver le bon en fonction de tes attentes.

Les Similan sont à plus de 60 km des côtes. Les meilleurs clubs utilisent des speedboats puissants pour minimiser le temps de trajet (compte 1h15 à 1h30 depuis le port de Thap Lamu). Certains clubs moins sérieux rallongent inutilement les temps de navigation pour économiser sur le carburant.

Fuis les excursions “usine” avec 15 plongeurs pour 1 guide. Un bon centre limite ses palanquées à 4 plongeurs maximum par guide, pour garantir un suivi personnalisé et une expérience plus agréable.

Choisir son Liveaboard

Plus qu’un club de plongée, pour les îles Similan il faut généralement choisir un bateau de croisière (liveaboard) et son opérateur. 

Les bateaux de croisière plongée aux Similan vont du simple et convivial au luxe 5 étoiles flottant. Selon votre budget, vous pouvez vous retrouver soit en cabine partagée avec lits superposés et salle de bain commune, soit en suite double spacieuse avec SDB privée tout confort.

En général, même les bateaux milieu de gamme offrent des cabines climatisées, ce qui est appréciable pour bien dormir malgré la chaleur tropicale. Sur le MV Marco Polo de Sea Bees Diving (catégorie standard), j’étais en cabine double : bonne litterie, douche eau douce à volonté, climatisation et ménage fait chaque jour. Franchement, le top.

La vie à bord comprend une pension complète : les repas sont préparés par l’équipage (généralement un mélange de cuisine ThaÏ et occidentale). Sur les bateaux de standing supérieur, attendez-vous à de la gastronomie : menu varié, barbecue, collations à volonté. Les boissons non alcoolisées sont souvent incluses (eau, jus, softs, thé/café). L’alcool est en supplément sur la plupart des bateaux – la bière locale est vendue à prix modique si vous voulez trinquer après la dernière plongée du jour.

Accès plongée : Tous les bateaux possèdent une plateforme de plongée (dive deck) bien équipée : bacs de rinçage pour le matos, espace pour ranger vos affaires, et équipage pour vous aider à mettre votre équipement. Certains offrent des serviettes chaudes ou un petit en-cas après chaque plongée !

Le choix du bateau déterminera le niveau de confort, mais même sur un bateau simple on se sent bien. L’important est d’être en sécurité, bien nourri et reposé pour plonger, et ça, tous les opérateurs sérieux le garantissent.

Murène ruban bleue cachée dans le récif aux îles Similan, photographie sous-marine de Maxime Hiblot

Recommandations 👇

Le MV Marco Polo est un bateau de croisière de 23 mètres, opéré par la réputée équipe Sea Bees Diving, active en Thaïlande depuis plus de 25 ans. Spécialement conçu pour les croisières dans les îles Similan, ce navire à taille humaine propose une expérience à la fois conviviale, professionnelle et confortable, idéale pour plonger sans stress.


Le Marco Polo accueille jusqu’à 12 plongeurs, ce qui garantit un esprit intimiste, loin des gros bateaux surchargés. Il dispose de :


  • 6 cabines climatisées, avec salle de bain privée, eau chaude, rangements et rideaux occultants

  • Un salon intérieur lumineux pour se détendre ou échanger les récits de plongée

  • Un pont extérieur abrité, parfait pour les briefings ou les siestes à l’ombre

  • Un sun deck pour profiter des couchers de soleil et des nuits étoilées


L’ambiance à bord est familiale, sans chichi, toujours avec sérieux et bonne humeur.


  • 3 à 4 plongées par jour

  • Plongées en petit groupe

  • Nitrox disponible (en supplément)

  • Encadrement multilingue et guides expérimentés (possibilité de guide francophone sur demande)

  • Matériel de location récent et bien entretenu


La sécurité et le respect du vivant sont pris très au sérieux.


📧 info@seabees.com

🌐 www.seabees.com

‪📞 +66 81 270 8817‬

Plongeur en surface avec parachute devant le MV Marco Polo aux îles Similan
Cabine confortable à bord du bateau Marco Polo pour une croisière plongée aux îles Similan
Pont supérieur du Marco Polo avec espace détente et vue panoramique sur les îles Similan
Le liveaboard Marco Polo de Sea Bees prêt pour une croisière plongée aux îles Similan

👉 Pour consulter les options,  disponibilités, les itinéraires détaillés et les tarifs actualisés, rendez-vous directement sur le site LiveAboard.com.

Accès & transports jusqu’à Tubbataha 🛩️

Se rendre aux Similan requiert un peu de logistique, mais rien de bien compliqué si l’on anticipe. Voici le parcours type pour un voyage sans encombre.

Vol international

Prenez un vol international jusqu’à Phuket (HKT), qui est l’aéroport le plus proche des îles Similan. Depuis Paris, on trouve facilement des vols avec une escale (via Doha, Dubaï, Bangkok ou Singapour), proposés par des compagnies comme Qatar Airways, Emirates, Thai Airways ou Singapore Airlines.

Côté budget, comptez entre 600 € et 900 € l’aller-retour selon la saison, la compagnie et l’anticipation de l’achat. La haute saison (novembre à mars) étant la plus chère, mieux vaut réserver plusieurs mois à l’avance pour bénéficier de bons tarifs.

Vol domestique

Alternativement, certains voyageurs préfèrent atterrir d’abord à Bangkok, une grande porte d’entrée en Asie. Depuis là, vous pouvez prendre un vol intérieur vers Phuket : le trajet dure environ 1h20 et est très fréquent (plusieurs départs par jour depuis les aéroports de Don Mueang ou Suvarnabhumi).

Les prix sont très accessibles : on trouve régulièrement des billets entre 20 € et 60 € l’aller simple, avec des compagnies low-cost comme AirAsia, Thai Lion Air ou Nok Air.

👉 Réservez vos vols domestiques tôt et prenez une franchise bagages suffisante pour votre matériel de plongée (on peut généralement ajouter 20 kg en soute pour pas trop cher à l’avance – ne pas attendre l’aéroport où l’excédent coûte plus).

De Phuket à Khao Lak

Khao Lak est la station balnéaire sur le continent la plus proche des Similan. Depuis l’aéroport de Phuket, le plus simple est de réserver un transfert en minibus ou taxi (beaucoup de centres de plongée l’incluent pour leurs clients, demandez-le).

Le trajet dure environ 1h30 par la route (80 km) en direction du nord. Coût d’un taxi privé : ~1500 THB (40 €). En alternatives économiques, il existe des vans ou bus réservables sur 12go, mais ils sont moins pratiques avec du matériel de plongée. 

👉 Si vous voyagez déjà en Thaïlande, vous pouvez rejoindre Khao Lak par beaucoup d’autres endroits. renseignez-vous auprès des agences de transport locales ou sur 12go.

Embarquement sur le bateau

Le port principal d’embarquement est Thap Lamu Pier, situé à 15 km au sud de Khao Lak.

C’est de là que partent la plupart des bateaux de croisière et speed-boats vers les Similan. Votre club vous y conduira ou vous donnera RDV directement.

Les croisières quittent généralement le port en soirée (vers 20h) pour naviguer de nuit et être aux îles à l’aube.

C’est aussi possible de partir en matinée pour plonger dés le premier jour (notamment sur les croisières courtes).

Si vous faites une sortie à la journée, les speed-boats partent tôt le matin (~8h) de Thap Lamu ; il faut donc partir de Khao Lak vers 7h.

Certains gros bateaux de croisière partent directement du port de Chalong (Phuket) ou même de Koh Lanta plus au sud , mais c’est plus rare – renseignez-vous bien auprès de votre opérateur.

Traversée vers l'archipel des îles Similan

Les îles Similan sont situées à environ 65 à 75 km au large des côtes de Khao Lak, dans la mer d’Andaman.

  • En speedboat (hors-bord rapide), comptez 1h15 à 1h30 de navigation selon la météo.

  • En liveaboard (croisière plongée) une navigation plus lente et confortable (entre 4h et 6h jusqu’au premier site de plongée, selon la position du bateau).

La mer est généralement calme entre novembre et avril, surtout le matin. En revanche, elle peut être agitée par vent d’ouest entre janvier et mars en fin de journée. Si vous êtes sensible au mal de mer, prévoyez un traitement adapté avant le départ.

Retour et départ

Si vous avez réservé une croisière, la logistique est souvent clé-en-main. Par exemple, Sea Bees a organisé mon transfert depuis Phuket jusqu’au bateau. 

À la fin de la croisière, on est revenu au port de Thap Lamu et une navette m’a ramené à mon hôtel à Khao Lak. Tout était fluide. 

Si vous prévoyez d’enchaîner directement après la croisière un vol ou un trajet long, attention : les bateaux peuvent revenir tard (parfois l’après-midi du dernier jour). Mieux vaut prévoir une nuit tampon sur place après la croisière pour éviter tout stress et respecter le délai de non-vol post-plongée.

Pièges à éviter

Le principal piège serait de rater le bateau – il ne vous attendra pas ! Donc arrivez en avance à Phucket ou Khao Lak (minimum la veille, idéalement 48h avant en cas de bagage retardé ou autre).

Un autre piège classique : ne pas prévoir suffisamment de cash. Retirez assez de pesos à Manille ou Puerto pour payer les éventuels soldes sur le bateau (taxe parc si pas prépayée, pourboires, souvenirs). Beaucoup de bateaux n’ont pas de terminal CB en mer, donc mieux vaut des pesos ou USD.

Évitez aussi d’arriver les mains chargées de plastique : rappel, les plastiques jetables sont bannis dans le parc. Inutile d’acheter des packs d’eau en bouteille avant d’embarquer (il y a de l’eau filtrée à bord à volonté). 

Requin léopard nageant au-dessus du sable lors d’une plongée aux îles Similan, Thaïlande

En résumé, Phuket (où ailleurs)-> Khao Lak -> Bateau -> Similan/Surin. Ce n’est pas compliqué, et les opérateurs de plongée vous mâcheront le travail. Prenez simplement de la marge dans vos correspondances !

Arrivez 1-2 jours avant et profitez-en pour visiter. Et dernier détail : si vous voyagez avec votre propre équipement en avion, vérifiez les franchises bagages des vols intérieurs thaï (souvent 20 kg, possibilité d’ajouter 10-15kg pour le matériel de sport à prix modique). Un sac de plongée bien rempli peut vite peser >20 kg, anticipez pour éviter les surtaxes d’aéroport.

Budget 💰

Le budget d’un voyage plongée aux Similan/Surin dépend de la formule choisie (croisière ou sorties à la journée) et de vos préférences de confort. Notez toutefois qu’en Asie le coût reste abordable tant pour la plongée que pour le reste de la vie sur place.

Tarif croisière

C’est l’élément principal.

Le prix moyen pour une croisière aux Similan est de ~6 000 THB/jour (150€). 

Les bateaux plus simples peuvent descendre à ~3 500 THB/jour (100 €).

Les navires de luxe montent à 9 000 THB (250 €) et plus. Le MV Marco Polo de Sea Bees Diving vient se positionner dans cette catégorie de bateau confortables. 

Pour toutes les catégories, le tarif inclut généralement : l’hébergement à bord, tous les repas et snacks, les plongées guidées (air ou nitrox selon forfait). 

Suppléments

Nitrox, certains bateaux l’offrent, pour d’autres il faudra débourser quelques euros supplémentaires.

Les frais de parc marin (~700 THB (18€) par personne et par séjour plongeur  , parfois plus si >3 jours, que le club réglera pour vous et vous refacturera).

La location d’équipement si nécessaire : environ 500 à 800 THB (15-20€) par jour pour le set complet (certains proposent un forfait ~2000 THB (50€) pour tout le trip). 
 

Les boissons alcoolisées (et sodas selon bateau) : l’eau, thé et café sont gratuits, mais la bière est souvent ~80 THB (2€). Les softs sont autour de ~60 THB (1.5€) la canette(ça reste raisonnable).

Les pourboires à l’équipage en fin de croisière : coutume non obligatoire mais appréciée. En Thaïlande (comme dans beaucoup d’endroits), on suggère ~10% du prix de la croisière par plongeur si vous êtes satisfaits, à répartir entre staff et équipage.

Tarif plongées à la journée

Les centres de Khao Lak proposent des packages typiques : 2/3 plongées dans la journée.

Les sites visités dépendent du programme. Les tarifs observés en 2024 : entre 4950 et 5800 THB par jour, soit ~130 à 150 € .

Ce prix inclut le transport en speed-boat A/R, plongées guidées, déjeuner à bord et boissons non alcoolisées.

Suppléments

Frais de parc 700 THB ~18 € (comme pour la croisière) à ajouter .

Notez que pour Richelieu Rock seul, certains centres facturent un supplément car c’est plus loin (le prix moyen observé est ~5480 THB (150 €) pour Richelieu vs ~5190 THB (135 €)pour les Similan Sud) .

Location d’équipement (~600 THB/jour (15€)).

Transfert hôtel si pas dans la zone couverte (souvent gratuit dans Khao Lak centre, payant si loin).

Tarif snorkeling/accompagnant

Une journée snorkeling aux Similan vaut environ 3 100 à 3 700 THB (85-100 €) déjeuner inclus . La redevance parc est de 500 THB (13€) (pour un non-plongeur . Souvent, les familles combinent plongée et snorkeling en profitant de ces excursions séparées.

Location d’équipement

Location d’équipement complet (si vous ne venez pas avec vos propres affaires) :  environ 500 à 800 THB (15-20€) par jour pour le set complet (certains proposent un forfait ~2000 THB (50€) pour tout le trip).  

Il est souvent préférable de voyager avec son équipement de base (détendeur, stab, ordi, etc.) pour le confort, mais les bateaux ont de quoi vous louer combi, stab, détendeurs de bonne qualité si besoin. 

Scène sous-marine aux îles Similan avec vie foisonnante, rayons de soleil et formations rocheuses

Taxes et frais locaux

Les frais de parc marin ~700 THB (18€) par personne. C’est ~500 THB (13€) pour les snorkelers.

👉 Ces frais sont collectés par les opérateurs (clubs de plongée) et reversés au gouvernement.

Les paiements en espèces sont souvent demandés (parfois en THB uniquement).

Les tarifs peuvent varier légèrement selon les sites (ex. Koh Bon ou Koh Tachai, rattachés à d’autres zones du parc), mais les montants ci-dessus sont les plus courants pour les Similan.

Pourboires

Une tradition bien ancrée dans la plongée liveaboard. En fin de croisière, il est d’usage de laisser un tip à l’équipage, généralement en liquide dans une enveloppe commune. Le montant reste à votre discrétion selon satisfaction, mais on peut prévoir environ 5-10 USD par jour de plongée par personne comme base (donc ~30-60$ pour une semaine, soit 30-55€). Un autre adage recommande 10% du prix de la croisière.

👉 En réalité, il n’y a pas de règle. Chacun donne ce qu’il veut/peut. 

Budget avant/après

Même si les Similan sont accessibles, il faut tout de même prévoir un petit budget d’approche (vols, hébergements, repas) avant d’embarquer sur un bateau ou de faire un day-trip depuis Khao Lak.

Vols domestiques : (si vous passez par Bangkok) : Bangkok > Phuket A/R ~40–100 € selon la saison et la compagnie (vols très fréquents et peu chers avec AirAsia, Thai Smile, etc.) 

Hôtel moyenne gamme : 20–50 € / nuit (x 1 ou 2 nuits = ~40–100 €)

Guesthouses ou auberges : dès 10–15 € / nuit pour les budgets serrés

Restaurants locaux ou food courts : 3–6 € le repas

Restaurants touristiques ou à l’hôtel : 8–12 € le plat

Transports en ville insignifiants (2-3€ le tukuk), vous pouvez aussi utiliser l’application Grab.

Donc ajoutez peut-être ~150-200€ pour couvrir l’ensemble des frais d’approche (vols locaux + 1-2 nuits hôtel + repas/transfer).

Budget global (1 semaine)

Pour un plongeur budget serré, en choisissant le bateau le moins cher et en apportant son matos, on peut s’en tirer autour de 1200€ tout compris (croisière + parc + vols + hôtel).

Pour un plongeur optant pour un bateau confortable milieu de gamme et quelques extras, tablez plutôt sur 1800€ tout inclus.

Les options luxe peuvent faire monter la note à 2500€ et au-delà en comptant vol international, etc.

👉 Bien sûr, ce sont des estimations 2024/2025, susceptibles d’évoluer. La note dépendra aussi de la durée choisie pour la croisière. N’oublions pas le billet d’avion international jusqu’en Asie dans tout ça : selon la saison, entre 500 et 1200€ depuis l’Europe. Si vous combinez les Similan avec d’autres étapes dans le pays, cela dilue ce coût.

Infos utiles avant de partir 🧠

Avant de vous envoler vers les Similan, voici quelques conseils pratiques et infos qui vous faciliteront la vie sur place.

Crevette minuscule dans un corail à bulles aux îles Similan, photographie sous-marine de Maxime Hiblot
Image d'Anthony Leydet - Zesea (le blog de la plongée bio)

Devise & argent

Monnaie locale = Thaï Bath (THB). 1 € ≈ 37 THB (vérifiez le taux à jour).

À Phucket ou Khao Lak, il y a des distributeurs (ATM) en ville (et à l’aéroport) pour retirer des baths – faites-le avant d’embarquer car en mer vous n’aurez pas accès à de l’argent. Faites des retraits de 10 000 THB pour limiter les frais fixes.

Sur le bateau, la plupart des dépenses sont déjà payées. Si vous avez des extras à régler en fin de croisière (nitrox, location, boissons), préparez du cash en baths.

Les cartes bancaires ne sont généralement pas utilisables sur le bateau faute de connexion. Donc, prévoir du liquide. Pourboires également en liquide (THB de préférence). Le MV Marco Polo de Sea Bees Diving acceptait la carte, mais il fallait être proche du continent pour le réseau.

Partout en thaïlande, cartes acceptées dans les grands hôtels, restos touristiques et supermarchés (3 à 5% de frais), mais mieux vaut du cash car vous évitez les frais. 

Électricité

Les bateaux ont du courant 220V toute la journée (générateurs). 

Sur terre ou en mer, les prises sont généralement de type américain à deux broches plates (type A/B). Certains utilisent le standard thaïlandais (souvent compatible avec les fiches européennes à deux broches rondes – type C/E)

Prévoyez un adaptateur universel si vos appareils ont des fiches européennes. 

Apportez aussi une multiprise si vous avez beaucoup d’appareils à charger (appareil photo, flash, GoPro, lampe…), car les prises en cabine sont limitées. 

Une fois branché, pas de souci, on peut charger caméras et autres la nuit. Attention aux surtensions possible lors du passage d’un générateur à l’autre : j’utilise une petite multiprise parafoudre pour protéger mon matériel sensible. 

Internet & réseau mobile

Sur le continent (Khao Lak, Phuket), aucun souci – la 4G est largement disponible et la plupart des hôtels/restos ont le WiFi gratuit.

En mer, en revanche, oubliez votre téléphone : le signal est quasi inexistant une fois éloigné de la côte. 

Considérez donc que vous serez hors ligne durant la croisière, ce qui fait aussi partie du charme (digital detox !). Prévenez vos proches à l’avance que vous ne répondrez pas pendant quelques jours.

Si besoin urgent, les bateaux ont la radio VHF et parfois le satellite pour contacter la côte, mais c’est pour les urgences uniquement.

Astuce : achetez une carte SIM thaï (AIS, DTAC ou TrueMove) à votre arrivée directement dans un 7-Eleven – elles coûtent ~20€ avec data illimitée 30 jours. 

Équipement de plongée conseillé

Outre l’équipement de base (masque, détendeur, gilet, palmes, ordi), pensez à ces petits plus : un parachute de palier (SMB) hautement indispensable (et sachez vous en servir !), un sifflet sur votre inflateur pour signaler votre position en surface, et peut-être un reflecteur ou miroir de poche par sécurité. 

Apportez éventuellement votre propre adaptateur DIN/étrier si votre détendeur est DIN – mais quasiment tous les blocs  sont à étrier INT, et les bateaux ont des inserts DIN au besoin.

Si vous avez un appareil photo, prenez tout le kit de joints toriques de rechange, piles, etc., car sur place vous ne trouverez rien. 

Santé & vaccins

Pas de caisson de décompression sur place, on l’a dit (même si le continent n’est pas loin), donc assurance plongée obligatoire (type DAN, AquaMed…) . Ayez sur vous votre carte d’assurance et laissez-en une copie à votre chef de palanquée si nécessaire.

Aucun vaccin obligatoire pour la Thaïlande, mais vérifiez vos vaccins universels.

Je conseille vivement d’apporter de la méclozine ou dimenhydrinate (type Mercalm, Nausicalm) contre le mal de mer, ou des patchs Scopolamine si vous savez que vous y êtes sujet – à coller la veille de la navigation.

Quelques comprimés de paracétamol/ibuprofène pour les petits bobos, des pastilles pour la gorge (l’air conditionné peut assécher), et éventuellement de quoi traiter les otites externes débutantes (alcool boriqué ou gouttes type Ciproxine Otic sur conseil médical).

N’oubliez pas de vous hydrater beaucoup entre les plongées pour éviter les soucis de déshydratation (on transpire sans s’en rendre compte sous les tropiques).

Une crème solaire indice 50 (reef-friendly) pour le temps sur le pont, et du baume à lèvres car le sel + vent peuvent gercer.

Sur place, à Khao Lak, il y a un petit hôpital et plusieurs cliniques médicales – largement suffisant pour les soucis bénins. Il y a aussi des pharmacies en cas de besoin avant/après la croisière, mais sur le bateau vous êtes loin de tout.

Communication

Les Thaïlandais parlent assez bien anglais, surtout dans les zones  touristiques, donc la langue ne sera pas une barrière majeure. Apprendre 2–3 mots de ThaÏ fera sourire.

Khop khun kha/khrap (merci) – à dire selon ton genre (kha si tu es une femme, khrap si tu es un homme). Sawasdee kha/khrap (bonjour / bonsoir) – utilisable à toute heure de la journée. Aroy mak (délicieux) – parfait pour complimenter la cuisinière avec un grand sourire 😁.

Respect des coutumes

La Thaïlande est surnommée le pays du sourire, mais derrière cette convivialité apparente se cache un système de valeurs culturelles très codifiées qu’il est essentiel de respecter en tant que visiteur. Voici les grands principes à garder à l’esprit pour voyager avec respect :

  • Respect de la monarchie

La famille royale occupe une place sacrée dans le cœur des Thaïlandais. Toute critique envers le roi ou ses représentants est illégale et sévèrement punie. Évitez toute moquerie, débat ou commentaire déplacé, même sur le ton de l’humour. On ne piétine pas non plus un billet de banque (car il porte l’effigie du roi) : ce geste est extrêmement mal vu.

  • Salutations et rapports sociaux

Le salut traditionnel thaïlandais est le wai : mains jointes devant le torse, accompagné d’une légère inclinaison de la tête. Les étrangers ne sont pas obligés de le faire, mais c’est un signe de respect apprécié, notamment envers les personnes âgées, les moines ou les hôtes.

La société thaï est très hiérarchisée : l’âge et le statut social déterminent les comportements. Par exemple, on laisse passer les aînés, on les sert en premier à table, et on les écoute sans couper la parole.

  • La tête et les pieds : deux extrêmes à ne pas confondre

En Thaïlande, la tête est la partie la plus sacrée du corps. On ne touche jamais celle d’un Thaïlandais – même d’un enfant – sauf si l’on y est expressément invité. À l’inverse, les pieds sont considérés comme impurs : on évite de les pointer vers des personnes, des statues de Bouddha ou des objets sacrés, et on ne pose jamais ses pieds sur une chaise, une table ou une valise.

  • Tenue vestimentaire et décence

La pudeur est une norme sociale importante, même dans les zones touristiques. Il est mal vu de se promener torse nu, en bikini ou avec des vêtements très courts en dehors des plages. Pour visiter les temples, les épaules et les genoux doivent être couverts. Prévoir un sarong ou un châle dans son sac est toujours une bonne idée.

En croisière plongée également, privilégiez une attitude respectueuse : on peut bronzer sur le pont, mais sans en faire trop. Et bien sûr, le topless est inacceptable partout.

  • Temples et religion

La majorité des Thaïlandais sont bouddhistes, et la religion imprègne tous les aspects de la vie quotidienne. Dans les temples, on retire ses chaussures à l’entrée, on reste silencieux, et on évite de se placer au-dessus d’un moine ou d’une statue de Bouddha. Il est interdit de grimper sur une statue, même pour une photo “rigolote”.

Les femmes ne doivent pas toucher un moine, ni lui tendre directement un objet.

  • Sourire, patience et contrôle de soi

La perte de sang-froid est très mal perçue. Élever la voix, s’énerver ou se plaindre bruyamment dans un restaurant, un aéroport ou un bateau risque de mettre tout le monde mal à l’aise. En Thaïlande, on préfère la diplomatie et la patience : garder le sourire et exprimer son désaccord calmement est souvent bien plus efficace. (pas facile pour beaucoup d’occidentaux)

  • Vie à bord : respect et entraide

En croisière, vous vivez plusieurs jours avec l’équipage et d’autres plongeurs. Respectez les horaires, le matériel commun, et l’intimité des autres passagers. Pensez à dire bonjour en montant à bord, à remercier les cuisinières (aroi mak = c’est délicieux !) et à garder votre espace de vie propre. Ce sont de petites attentions qui créent une grande harmonie à bord.

  • Soutenir l’économie locale et limiter l’impact touristique

Enfin, voyager de manière responsable en Thaïlande, c’est aussi éviter les arnaques, respecter les prix justes, privilégier les artisans locaux, et éviter les activités douteuses (ex : spectacles avec animaux, selfies avec tigres ou éléphants enchaînés).

C’est également veiller à ne pas polluer, réduire les déchets plastiques à bord comme à terre, et adopter les bons réflexes de plongeur responsable.

Matériel de voyage divers

Profitez-en pour télécharger à l’avance des séries, musiques ou e-books sur votre tablette si vous pensez avoir des temps morts (franchement, on n’en a pas eu besoin, mais sait-on jamais lors de la traversée aller). Un adaptateur universel comme dit, et une batterie externe pour recharger votre téléphone c’est toujours utile (même si à bord il y a de l’électricité, en balade ou transit aéroport ça sert).

Sécurité

La Thaïlande est considérée comme l’un des pays les plus sûrs d’Asie du Sud-Est pour les voyageurs. Que ce soit à Bangkok, dans les zones rurales ou sur les îles, on y circule en toute tranquillité, de jour comme de nuit. Les crimes violents sont extrêmement rares, et les Thaïlandais sont globalement bienveillants, respectueux et aidants.

Les arnaques restent le principal désagrément potentiel : taxis ou tuk-tuks surfacturés, boutiques de souvenirs peu honnêtes, ou faux guides. Une vigilance de base suffit à les éviter, et la majorité des séjours se déroulent sans accroc.

La négociation est normale en Thaïlande, restez honnêtes mais n’hésitez pas à marchander.

Attention aussi aux délits liés aux stupéfiants : les lois thaïlandaises sont strictes, avec des sanctions très lourdes en cas d’infraction.

Côté santé, le système médical est de bon niveau, surtout dans les grandes villes comme Bangkok, Chiang Mai ou Phuket. Pense à souscrire une assurance voyage incluant la plongée et une éventuelle évacuation médicale, surtout si tu pars en croisière dans des zones reculées comme les Similan ou Surin.

Dans l’archipel, la sécurité est bien encadrée. Les opérateurs de croisière sont professionnels, les guides expérimentés, et la réglementation du parc national impose des normes strictes : pas de plongée profonde sans encadrement, port du parachute obligatoire, limites de temps sous l’eau, etc. Les courants peuvent être forts sur certains sites, en particulier côté ouest des Similan, mais les briefings sont détaillés et adaptés au niveau de chacun.

Les accidents de plongée restent très rares. Le caisson hyperbare le plus proche se trouve à Phuket, d’où la nécessité de respecter les consignes de sécurité, de bien s’hydrater, et de ne pas enchaîner les plongées en étant fatigué. Enfin, côté nature, pas de risque majeur : pas de typhons pendant la saison ouverte, mer généralement calme, et très peu d’animaux dangereux.

En bref : la sécurité est très bonne.

Avis personnel & conclusion 💬

Plonger aux îles Similan restera pour moi un très beau souvenir de voyage et de plongée. Si vous cherchez un endroit où alterner beauté des fonds, diversité des rencontres et confort de croisière, alors c’est clairement une destination à considérer. Les Similan m’ont offert des moments de grâce sous-marine, entre une raie manta majestueuse à Koh Bon, des labyrinthes de granite fascinants à Elephant Head Rock, et des jardins de coraux magnifiques. J’ai été agréablement surpris par la variété des ambiances et des profils de plongée, dans un parc naturel encore relativement bien préservé.

Ce que j’en retiens ? Ces plongées suspendues entre lumière et minéral, où l’on passe d’un chaos rocheux sculpté par les âges à des tombants tapissés de coraux mous. L’impression d’évoluer dans une cathédrale liquide, guidé par les courants et les poissons.  Chaque plongée avait sa propre saveur, son propre rythme.

Si je devais donner un conseil à quelqu’un qui envisage cette destination : choisissez la croisière, vraiment. C’est ce qui permet de découvrir les plus beaux sites (Koh Bon, Koh Tachai, Richelieu Rock), sans avoir à faire d’interminables aller-retour en speedboat depuis la côte. Et prévoyez un peu de repos avant ou après : les journées sont bien remplies (3 à 4 plongées par jour), et le soleil tape fort sur le pont entre les immersions. 

Est-ce que j’y retournerais ? Oui, surtout pour Richelieu Rock, que j’ai trouvé fabuleux. Et pour Koh Bon et ses grandes raies mantas.

Les Similan, ce n’est peut-être pas la destination la plus extrême, ni la plus confidentielle, mais c’est justement ce qui fait son charme : une plongée accessible, bien encadrée, riche et dépaysante, dans un cadre naturel à la fois sauvage et organisé.

"Puisse l’Océan vous inspirer une vie d’Aventure et d’Exploration."

Whale shark (Rhincodon typus) plankton feeding, Contoy Island, Quintana Roo, Mexico
Rencontre magique avec une raie manta océanique dans le bleu profond des Similan, moment inoubliable pour tout plongeur.
Un moment suspendu entre un plongeur et une raie manta dans les eaux limpides des Similan. Magique.
sea-bees-similans-marine-life
sea-bees-similans-anemone-shrimp
Une splendide gorgone orange contraste avec le bleu profond des eaux des Similan.
 Un magnifique corail rose trône au milieu du récif des Similan, témoignage d’un écosystème en pleine santé.
L’archipel des Similan vu du ciel : un décor paradisiaque entouré d’eaux cristallines.
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6
Explosion de couleurs : anémones, coraux et vie marine foisonnante aux îles Similan.
Rencontre magique avec un requin baleine, le plus grand poisson au monde, lors d’une plongée aux Similan.
Observation d’un requin léopard, aussi appelé requin zèbre, paisiblement posé sur le sable dans les eaux claires des Similan.
Gros plan fascinant sur deux seiches en train de s’accoupler, un comportement rare observé dans les eaux des Similan.
Scène rare et fascinante : accouplement de seiches observé lors d’une plongée dans les eaux des Similan.
Les îles Similan abritent certains des récifs les plus colorés de Thaïlande, avec une biodiversité exceptionnelle.
Lumière filtrante, chaos rocheux et explosion de vie : les fonds des Similan réservent des moments magiques.
Un requin guitare parfaitement camouflé sur le fond sableux des Similan.
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Maxime Hiblot

Amoureux de l'Océan.
Moniteur de Plongée, Auteur,
Photographe, Reporter...

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