En un mot comme : Anilao m’a conquis. Ce séjour a été l’un de mes meilleurs trips plongée, tant pour la qualité des sites que pour l’expérience humaine. Je recommande chaudement Anilao à tout plongeur amoureux de nature sous-marine, et encore plus si vous avez la fibre photographe ou biologiste marin dans l’âme.
Mon meilleur souvenir : Difficile de choisir… je retiens particulièrement la diversité de la faune macro, j’ai été subjugué.
Ce que j’aurais aimé savoir avant : J’avais un peu sous-estimé la fraîcheur de l’eau. Je m’attendais à du 28°C constant, or on est sans cesse soumis à des variations de quelques degrés qui ont tendance à donner froid. C’est d’ailleurs l’un des endroits où l’eau est la plus froide aux philipinnes.
Y retournerais-je ? Mille fois oui, sans hésiter. Anilao a ce petit goût de « revenez-y » parce qu’on sait qu’on n’a pas tout vu. Il y a toujours un nouveau nudibranche rarissime à dénicher ou une nouvelle technique photo à expérimenter. J’ai d’ailleurs déjà noté dans un coin de ma tête de revenir pour tenter d’apercevoir le très rare poisson-dragon diaphane (on devient vite collectionneur !). Mais honnêtement, en termes de macro, seul Lembeh pourrait faire de l’ombre à Anilao – et encore, Anilao offre l’avantage de beaux coraux en prime, là où Lembeh n’est que du sable noir.
Conseil ultime : n’hésitez pas à sortir des sentiers battus une fois sur place. Discutez avec les guides, dites-leur ce que vous rêvez de voir. Ils auront peut-être LE spot à vous proposer en fonction de cela. La personnalisation est souvent possible à Anilao, surtout en semaine quand il y a moins de monde. Profitez de cette souplesse.
En conclusion, Anilao est une destination de plongée d’exception, à la fois formatrice, divertissante et pleine de surprises. Que vous soyez débutant émerveillé par votre premier poisson-clown ou vieux loup de mer à la recherche de la perle rare macro, vous repartirez avec des étoiles dans les yeux et probablement quelques giga de photos à trier. Pour ma part, j’ai non seulement enrichi mon album de clichés uniques, mais aussi vécu des moments humains intenses avec les gens du coin et mes compagnons de plongée. C’est ça aussi la magie de la plongée : partager une passion dans des endroits fabuleux.
Alors, prêt à préparer vos bagages pour Anilao ? Je ne peux que vous encourager à franchir le pas. Et si vous avez des questions ou besoin de conseils supplémentaires, n’hésitez pas à me contacter ou à laisser un commentaire. Mabuhay (longue vie) et bonnes bulles à Anilao !
Plongée à Anilao – le paradis de la macro (top 3 monde)
Plongée à Anilao
On m’avait dit qu’Anilao était la capitale de la macro aux Philippines, un paradis du muck dive figurant dans le top 3 mondial avec Lembeh (Indonésie) et Mabul (Malaisie) . En tant que plongeur photographe curieux, je me devais d’y aller… Dès mes premières bulles à Anilao, j’ai compris que la réputation n’était pas usurpée. Ces rencontres sous-marines, je les avais rêvées en feuilletant des magazines, et là j’y étais ! 🤩
Contrairement aux idées reçues, Anilao n’est pas qu’un terrain de jeu pour experts en objectif 100 mm : c’est aussi un coin de paradis où chaque plongeur peut s’émerveiller.
ℹ️ J’ai été reçu à Anilao dans le cadre d’une collaboration non rémunérée avec Eagle Point Resort, qui m’a offert l’hébergement et les plongées.
Mon avis est libre et sincère.
Au Programme
Plongée à Anilao : à quoi s’attendre ? 🤔
Faune & biodiversité 🐠
Anilao est un véritable sanctuaire marin protégé, réputé mondialement pour sa richesse en créatures macro . Sur le sable volcanique noir ou gris des sites de muck dive, on déniche une incroyable diversité de petites bêtes : des nudibranches multicolores à profusion, une variété hallucinante de crevettes et de crabes (crevette arlequin, crabe orang-outan…), des poissons-fantômes ornés, des poissons-grenouilles (y compris le rarissime frogfish chevelu), sans oublier plusieurs espèces de poulpes extraordinaires (poulpe mimétique, poulpe à anneaux bleus très venimeux, wonderpus diabolique…) .
Chaque plongée de nuit apportait son lot de surprises, comme ces vers Bobbit géants sortant du sable ou ces seiches flamboyantes changeant de couleur. Sur les récifs coralliens, la vie est tout aussi foisonnante : coraux durs et mous en bonne santé, et tout un petit monde qui vit dessus (hippocampes-pygmées accrochés aux gorgones, poissons-feuilles blottis dans les éponges, syngnathes et poissons-tuyaux se confondant avec les algues…). Les guides locaux, ont un œil de lynx et dénichent les plus petits camouflages avec une facilité déconcertante – un vrai bonheur pour les photographes.
Topographie & types de sites ⛰️
On trouve à Anilao aussi bien des pentes sableuses douces (slopes de sable ou de débris coralliens) idéales pour le muck dive, que de jolis jardins de corail peu profonds, ou encore quelques tombants (parois verticales) à proximité des îlots. Par exemple, autour de Maricaban Island au sud, certains sites offrent des drop-offs spectaculaires, des grottes et des pinacles. La profondeur moyenne des plongées restait autour de 15–25 m, avec possibilité de descendre vers 30–40 m sur les tombants pour les plus expérimentés.
Notons que la plupart des spots macro intéressants se situent entre 5 et 20 m de fond, ce qui permet de faire de longues plongées sans trop consommer d’air. D’ailleurs, j’ai souvent approché les 70 minutes de plongée tant il y avait à voir dans peu d’eau !
Chaque site a sa particularité : ici des sources chaudes sous-marines faisant remonter des bulles (eh oui, le volcanisme de Luzon se sent jusque sous l’eau), là un enchevêtrement d’énormes rochers couverts de vie, plus loin un plateau corallien idéal pour les tortues… En tout, 50 sites environ ont été répertoriés autour d’Anilao , dont certains sont de véritables coins secrets à « critters » qui changent selon les saisons.
Organisation des plongées 📅
Les sorties se font quasi exclusivement en bateau. Les centres utilisent les bateaux traditionnels philippins appelés bangkas : de petites embarcations à balanciers latéraux. C’est convivial et dépaysant ! Les trajets vers les sites sont courts, généralement 5 à 20 minutes de navigation seulement, car tout est proche du rivage. Le rythme typique d’une journée de plongée à Anilao commence tôt le matin : deux plongées successives dans la matinée, suivies d’un retour au resort pour déjeuner et se reposer un peu, puis une ou deux plongées l’après-midi .
La dernière plongée de la journée est souvent une plongée de nuit, très prisée ici. En effet, aucun séjour ne serait complet sans au moins une plongée de nuit sur un site de muck – l’activité nocturne y est fabuleuse et révélatrice de créatures qu’on ne voit pas le jour .
J’ai apprécié le fait que les durées de plongée soient flexibles : pas de remontée forcée au bout de 45 minutes comme dans certains endroits. Ici, tant qu’on a de l’air et que la déco le permet, on profite ! On finit souvent la plongée en shallow (sur 5–6 m) pendant de longues minutes.
Concernant les conditions, la visibilité a oscillé entre 10 et 20 m selon les jours, ce qui est correct sans être exceptionnel (l’eau est chargée en nutriments, d’où tant de vie) . Le courant, lui, a généralement été faible voire nul sur les sites abrités dans la baie – parfait pour fouiller le sable en macro. En revanche, sur 2–3 sites exposés (vers la pointe Mainit ou Beatrice), nous avons rencontré des courants modérés à forts, rendant ces plongées plus sportives. Mais les centres choisissent les sites en fonction du niveau des participants, et il est toujours possible de shunter un site trop costaud si on ne le sent pas.
Mention spéciale aux guides locaux 👏
ce sont de véritables « spotters » à la vue perçante, capables de trouver un minuscule poisson-grenouille de 1 cm ou un syngnathe feuille transparent que personne d’autre n’aurait remarqué.
Leur expertise est largement reconnue, à tel point que de nombreux photographes de classe mondiale viennent en workshop ici pour profiter de leurs talents . Et le tout avec le sourire et la bienveillance philippine : le staff est aux petits soins, l’ambiance sur le bateau toujours joyeuse – chapeau pour leur accueil .
Les meilleurs sites de plongée à Anilao 📍
Cathedral Rock ⛪️
Profondeur : 5 à 30 m.
Intérêt : Site emblématique d’Anilao, nommé ainsi grâce à une petite croix en béton plantée à 15 m de fond entre deux gros rochers par un ancien Président des Philippines en 1983 . Depuis, le lieu est devenu un sanctuaire marin et la vie y a proliféré. On y voit des bancs de carangues et de vivaneaux tournoyer, des platax curieux, et souvent une tortue ou deux. C’est un site polyvalent adapté à tous niveaux, avec de superbes coraux mous sur les rochers principaux et plusieurs passages en forme d’arche. En lumière lointaine, la scène des deux rochers rappelle une nef de cathédrale sous-marine – d’où le nom.
Secret Bay (Mainit Muck) 🤫
Profondeur : 5 à 20 m.
Intérêt : LA mecque du muck dive à Anilao . Un fond volcanique sablonneux, parsemé de détritus, de roches et d’herbiers, avec de petites fumerolles d’eau chaude qui sortent du sol (Mainit signifie « chaud » en tagalog). Quasi pas de courant, une visibilité moyenne, mais une concentration de créatures rares incroyable. Nudibranches, syngnathes, crabes, crevettes arlequin, poisson-pipe, poissons-grenouilles mimétiques, et même parfois le fameux poulpe Wunderpus ou son cousin le poulpe mimétique – un paradis pour les photographes macro .
Twin Rocks 🪨
Profondeur : 5 à 18 m.
Intérêt : Facile d’accès et incontournable, ce site est caractérisé par deux gros rochers jumeaux posés sur un fond de 18 m, entièrement couverts de coraux. Un véritable aquarium : des milliers d’anthias orange et violets y dansent, et un banc de carangues (jackfish) y réside en permanence . Idéal pour les plongeurs débutants grâce à sa faible profondeur et son absence de courant, c’est aussi un excellent site de plongée de nuit – sans doute l’un des meilleurs d’Anilao pour la nocturne.
Sombrero Island 🤠
Profondeur : 5 à 25 m.
Intérêt : Un îlot en forme de chapeau (d’où son nom) offrant un panorama sous-marin très varié. On y trouve à la fois des pentes douces et un tombant, avec de magnifiques jardins de coraux durs et mous, parmi les plus beaux du coin . La faune y est riche : poissons-perroquets, poissons-clowns dans leurs anémones, bancs de fusiliers, mais aussi quelques pélagiques : il n’est pas rare d’y croiser une petite pointe blanche (requin de récif) ou une tortue en maraude.
Kirby’s Rock 🤘
Profondeur : 12 à 35 m.
Intérêt : Un magnifique tombant vertical orné de coraux et d’éponges, descendant à plus de 30 m . La visibilité y est souvent excellente et, particularité du lieu, on y observe régulièrement de gros bancs de carangues et barracudas en pleine eau. C’est un site plus exposé, où le courant peut être soutenu, ce qui en fait un rendez-vous des plongeurs confirmés (N2/Advanced recommandé). En macro, on y trouve aussi des surprises dans les failles de la paroi : antennaires, nudibranches, etc., mais l’attrait principal reste le « gros » pour une fois à Anilao.
Beatrice Rock 🗿
Profondeur : 10 à 25 m.
Intérêt : Un mont sous-marin tapissé de coraux colorés et entouré de zones sableuses . Les courants y sont parfois présents (plongée à faire de préférence le matin tôt, à la renverse). Quand le courant apporte du plancton, le site s’illumine de nuées d’anthias et d’autres poissons de récif en chasse – superbe spectacle, idéal pour la photo grand-angle. Côté macro, j’y ai croisé d’énormes poissons-scorpions feuillus, plusieurs poissons-grenouilles de belle taille et une kyrielle de nudibranches.
Mapating Cave (Shark Cave) 🦈
Profondeur : 25 à 40 m.
Intérêt : Le site le plus technique de la région, réservé aux plongeurs expérimentés (N3 ou Advanced avec profonde et nitrox). Il s’agit d’une grotte/surplomb sous-marin autour de 30–35 m où résident souvent des poissons-lions et d’autres créatures nocturnes . Surnommé “Mapating” (requin en tagalog), le site est connu pour les requins qui rôdent parfois aux alentours : des pointes blanches, et selon certains témoignages, de passage, de petits requins-marteaux juvéniles en saison . Courant potentiellement fort, déco à gérer – ce site offre une montée d’adrénaline et un aperçu du côté sauvage d’Anilao, loin du macro tranquille.
👉 N.B. : La liste pourrait continuer (mention spéciale à Ligpo Island et son tunnel sous-marin riche en coraux , ou à Arthur’s Rock et son « Dead Palm » submergé, repaire à nudibranches ), mais je m’arrête là. Anilao compte tant de sites qu’il faudrait un livre pour tous les décrire !
En tout cas, quels que soient vos goûts (macro, paysage corallien, plongée facile ou plus sportive), vous trouverez votre bonheur dans cette palette de spots variés.
Pour quel niveau et quel type de plongeur ? 🤿
Que vous soyez plongeur novice, expérimenté, photographe aguerri ou simple snorkeler, Anilao a de quoi vous combler. La clé est de bien choisir votre centre en fonction de votre profil pour être encadré au mieux (voir la section Clubs de plongée recommandés plus bas).
Débutants 🐣
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Anilao n’est pas réservé aux photographes avertis ou aux biologistes marins. De nombreux sites conviennent parfaitement aux niveaux 1 / Open Water fraîchement certifiés. Des conditions calmes, une faible profondeur et beaucoup de choses à voir dès 5–10 m – idéal pour acquérir de l’expérience tout en s’émerveillant. D’ailleurs, les centres de plongée sur place proposent des baptêmes et des formations pour débutants.
Expérimentés 💪
Bien entendu, si vous êtes déjà un plongeur confirmé, Anilao sera un immense terrain de jeu. Vous pourrez apprécier les sites plus techniques comme Mapating, ou tenter l’expérience du blackwater diving (voir section Photo/vidéo). Les photographes macro expérimentés pourront passer des heures sur un mètre carré de sable à traquer la petite bête rare – et ils ne seront pas déçus tant la diversité est grande. J’ai même rencontré des habitués qui revenaient pour la 5e fois (la 6e était déjà prévue).
Snorkelers et familles 🧑🧑🧒🧒
Bonne surprise, Anilao convient aussi aux non-plongeurs ! Les récifs peu profonds regorgent de vie, ce qui en fait un chouette terrain de PMT (palmes-masque-tuba). Par exemple, le house reef juste devant certains resorts permet d’observer des coraux et poissons tropicaux dans 2–3 m d’eau limpide. J’ai vu des conjoints de plongeurs passer de longs moments en snorkeling à Twin Rocks ou Sombrero pendant que l’autre bullait en bas : tout le monde y trouve son compte. Certains resorts (comme Eagle Point) possèdent même une piscine d’eau de mer avec des poissons pour initier les enfants en toute sécurité. L’ambiance générale étant tranquille et axée nature, c’est une destination adaptée aux familles aimant la mer.
Formation 🎓
Les centres d’Anilao offrent la gamme complète de formations PADI/SSI, du débutant jusqu’au Divemaster. Si vous souhaitez passer un niveau pendant vos vacances, c’est possible (les tarifs sont du même ordre que dans le reste des Philippines). Mention spéciale pour les formations en photographie sous-marine : quelques resorts organisent des ateliers et cours dédiés à la photo macro.
Saisons, météo & conditions ☀️
Période de plongée 📅
Anilao est plongeable toute l’année, mais toutes les périodes ne se valent pas. La saison sèche de novembre à mai est considérée comme la meilleure : météo clémente, mer calme et visibilité stable .
À l’inverse, la saison des pluies s’étend de juin à octobre, avec un pic en juillet-août : fortes pluies, risque de typhons et vents (mousson d’ouest « Habagat ») rendant la mer agitée . Durant cette période, la visibilité sous l’eau chute parfois à 5–10 m et certains jours la sortie bateau peut être annulée pour cause de météo. Quelques resorts ferment d’ailleurs en août-septembre.
Meilleure période 📊
Jan
Fev
Mar
Avr
Mai
Jui
Jui
Aou
Sep
Oct
Nov
Dec
D’après l’expérience locale (et la mienne), les mois de avril-mai sont idéaux : eau chaude, beau temps, et c’est la pleine période des reproductions pour beaucoup de créatures (nudibranches, seiches, poissons-mandarin…). J’y étais en mars-avril et j’ai pu observer la fameuse parade nuptiale des mandarin fish au coucher du soleil – magique.
Attention, c’est aussi le peak season touristique, notamment pendant la Semaine Sainte ou les ponts de mai : les sites peuvent être plus fréquentés le week-end (nombreux clubs de Manille en sortie). Novembre est également un choix intéressant : début de saison, affluence modérée, météo déjà favorable après la mousson.
Température de l’eau 💧
Jan
26°
Fev
25°
Mar
26°
Avr
28°
Mai
29°
Jui
30°
Jui
30°
Aou
29°
Sep
29°
Oct
29°
Nov
28°
Dec
27°
Elle varie de ~29 °C en surface fin avril à un minimum de ~22 °C en février sur certaines plongées profondes . En général, on a ~27–28 °C en surface en été (mars à juin), ~25–26 °C en hiver (janvier-février). Une combinaison 3 mm intégrale suffit pour la plupart des plongeurs. Cependant, si vous êtes frileux ou prévoyez d’enchaîner les plongées, envisagez une 5 mm légère ou une souris/veste en plus pour le confort, surtout sur la fin du séjour. Perso j’ai eu très froid avec les 3mm alors que je ne suis pas frileux.
Visibilité 👀
Comme mentionné, n’espérez pas les 30 m de visi d’un atoll du Pacifique. Ici, la visibilité oscille entre 10 et 20 m en saison sèche , parfois un peu plus sur les sites de l’extérieur (20–25 m à Sombrero les bons jours). En saison humide, elle peut tomber sous les 10 m à cause du ruissellement et du plancton. Mais ce plancton nourrit toute la chaîne alimentaire qui rend la plongée si riche. Donc on l’accepte volontiers.
Courants 💨
Globalement modérés. La baie d’Anilao est assez abritée. Les sites à courant connu sont surtout ceux exposés au détroit de Verde (pointe Mainit, Beatrice Rock, Ligpo) ou en pleine eau (Mapating). Un courant descendant existe à Mapating Cave, d’où la nécessité d’un bon niveau. Pour les autres sites, la plupart des plongées se font en dérivante légère ou à courant nul. Si le courant se lève, les guides adapteront la plongée en restant dans les zones abritées ou en changeant de site.
Astuce : Plonger tôt le matin permet souvent d’éviter le vent thermique de l’après-midi qui peut créer clapot et courant de surface.
Météo & risques naturels 🌡️
Sur terre, il fait chaud (25–32 °C) et humide presque toute l’année. Prévoir de quoi se protéger du soleil entre les plongées (chapeau, crème solaire reef-friendly).
En saison des pluies, ayez un imper ou poncho léger pour les averses tropicales soudaines. Concernant les risques maritimes, attention aux typhons potentiels de juillet à octobre : surveillez la météo avant le départ, mais notez qu’Anilao est au sud de Luzon et souvent moins impacté que le nord du pays. Les centres sont très vigilants là-dessus.
Pas de problème de sargasses comme aux Caraïbes, ici ce serait plutôt parfois des méduses saisonnières (petites méduses en avril dans le bleu – pensez à votre lycra si vous êtes sensibles) ou des micro-organismes urticants surnommés “sea lice” qui piquent un peu en eau chaude (rare et pas méchant). Enfin, n’oublions pas que la région est sismique (volcans à Luzon) : il peut y avoir de rares tremblements de terre ressentis même sous l’eau, mais c’est anecdotique.
Photo et vidéo sous-marines : le paradis du macro 📸
Anilao est considéré comme l’un des meilleurs spots au monde pour la photographie macro sous-marine – ni plus ni moins. Pour un photographe, c’est un terrain de jeu extraordinaire, mais qui demande un peu de préparation et de technique.
Macro, macro, macro ! Vous l’aurez compris, on vient avant tout à Anilao pour la macro. La diversité des sujets est hallucinante : probablement toutes les familles de nudibranches possibles, des crevettes et crabes symbiotiques par dizaines d’espèces, des poissons rares (poissons-fantômes, gobies et blennies variés, hippocampes pygmées, etc.) . Mieux vaut donc venir équipé d’un objectif macro ( + lentille super macro si vous aimez les très petits sujets).
J’avais emporté deux configurations : un setup macro pur, et un setup grand-angle (avec un fisheye). Honnêtement, le dôme grand-angle n’est sorti qu’une fois – pour tenter des photos de bancs de barracudas – tout le reste du temps j’étais en macro.
Lumière & visibilité 💡
En macro, la visibilité moyenne importe peu du moment qu’on éclaire bien son sujet. Emportez vos flashs externes ou au minimum une bonne lampe vidéo, car beaucoup de sujets se trouvent sous des surplombs ou sortent la nuit. Les sites de muck ont un fond sombre (sable noir ou vase) qui absorbe la lumière : utilisez des réglages permettant un fond noir artistique (vitesse haute, petite ouverture, éclairage).
Les conditions sont idéales pour la macro photo : pas de courant, on peut se caler stablement (sans toucher le fond bien sûr). Attention à votre flottabilité toutefois, car en cherchant le petit sujet on peut vite s’oublier et taper le fond. Un bon contrôle de la flottabilité et éventuellement un stick pointeur (petit bâton) pour vous stabiliser en appui sur le sable nu (pas sur les animaux!) peuvent aider.
Plongée Blackwater 🌙
Késako ? C’est une spécialité d’Anilao (mais pas que): la plongée de nuit en pleine eau, en pleine mer, avec de puissantes lampes suspendues à 5 m de profondeur pour attirer le plancton et les larves pélagiques des profondeurs . On plonge dans le bleu noir total, en dérive sous un bateau accroché à une bouée lumière, et on observe des créatures planctoniques étranges, souvent des larves de poissons, calmars, méduses… Un régal pour les photographes super macro car on peut y voir des organismes rarement observés autrement (poissons-dragons juvéniles, larves transparentes de murènes avec leurs organes visibles, etc.) . J’ai tenté l’expérience une nuit : c’est fascinant mais exigeant (flotter en pleine eau, gérer sa flottabilité sans repère visuel, et shooter au jugé des bestioles minuscules qui défilent).
Les centres facturent généralement un supplément pour organiser un blackwater (env. +25 USD par plongeur, minimum 4 personnes), mais c’est vraiment unique en son genre.
Restrictions et bonnes pratiques 🚫
La règle d’or ici comme ailleurs : ne pas toucher ni manipuler les animaux pour les photos. Malheureusement, la photo macro incite parfois certains guides ou photographes à déplacer légèrement un sujet pour une meilleure composition – c’est une pratique à proscrire pour le bien-être de la faune. En tant que photographe responsable, j’ai clairement briefé mon guide que je ne voulais pas qu’il dérange les créatures (certains guides sont tentés de le faire pour vous faire plaisir, comme retourner un crabe ou déterrer un poulpe). Observez sans intervenir, c’est bien plus gratifiant de trouver un sujet dans son environnement naturel. Par ailleurs, l’usage du flash est toléré sans souci mais évitez d’éblouir 10 fois de suite le même animal fragile (par ex. les hippocampes pygmées ont des yeux délicats, modérez le nombre d’éclairs flash successifs). Il n’y a pas de restriction officielle sur la photo à Anilao, si ce n’est le respect de la vie marine et des autres plongeurs (faites attention en vous plaçant pour ne pas ruiner la visibilité de votre voisin photographe avec votre palmage).
Matériel & logistique 🎥
Certains resorts sont très orientés photo et proposent des stations de rinçage et de séchage spécialement pour le matériel, voire des salles dédiées avec de grands bureaux, éclairages et prises multiples pour vos caissons et ordinateurs. Renseignez-vous si c’est important pour vous. Par exemple, le resort où j’étais n’avait pas de camera-room dédiée, juste un bac de rinçage.
D’autres établissements comme Aiyanar ou Crystal Blue sont connus pour être aux petits soins des photographes (soufflette, caisson climatisé, etc.). Pensez à apporter suffisamment de cartes mémoire et de batteries, car vous allez mitrailler ! Chaque plongée de muck, c’était facilement 200 photos prises pour ma part, dans l’espoir d’obtenir LA bonne sur un sujet de 5 mm. Le soir, quel plaisir de se poser dans la salle commune du resort et de partager nos meilleurs clichés du jour avec les autres plongeurs : Anilao, c’est vraiment la convivialité de la communauté des passionnés d’images sous-marines.
En résumé, si vous êtes photographe sous-marin, préparez-vous à avoir le sourire scotché du début à la fin. Et même si vous ne l’êtes pas, prenez au moins une GoPro ou une petite caméra : vous aurez sûrement envie d’immortaliser ces scènes incroyables, du poisson-clown protecteur dans son anémone aux couleurs psychédéliques d’un nudibranche fluo.
Environnement & conservation marine 🦑
Anilao ayant été identifié comme un haut lieu de biodiversité marine, les acteurs locaux et internationaux ont mis en place diverses mesures pour protéger cet environnement exceptionnel.
Chaque plongeur doit s’acquitter d’une redevance environnementale chaque jour (quelques euros). Ce système a été instauré dès 2003 en partenariat avec WWF . Les fonds collectés servent à financer les gardes-côtes, le nettoyage des récifs et des plages, et des programmes de sensibilisation. Certains centres les intègrent directement dans le forfait plongée, d’autres vous demanderont de payer à part en fin de séjour (demandez à votre club comment il procède).
Aire marine protégée 🌊
Toute la zone d’Anilao/Mabini est incluse dans un sanctuaire marin géré au niveau municipal. Concrètement, cela signifie que la pêche y est strictement réglementée, voir interdite sur les principaux sites de plongée. Des patrouilles locales veillent à empêcher la pêche destructive (dynamite, cyanure) qui sévissait dans le passé. Ces efforts portent leurs fruits : les coraux sont en bonne santé et la faune revient en force. Par exemple, le site Cathedral initialement stérile est désormais couvert de coraux mous grâce à la protection instaurée depuis les années 80. De même, Twin Rocks a été déclaré no-take zone et bénéficie d’un suivi scientifique (transplantation de bénitiers géants, etc.).
Centres engagés 🌍
Plusieurs dive resorts participent à des actions écolo. Par exemple, Dive Against Debris (nettoyages sous-marins) est parfois organisé après des tempêtes. De même, certains clubs sont actifs dans l’éducation des communautés locales à la protection de la mangrove et de la faune marine.
Règles du plongeur éco-responsable 🚨
À Anilao comme ailleurs, on adopte une attitude exemplaire : ne jamais toucher les coraux ou animaux, ne rien prélever (évidemment), maîtriser sa flottabilité pour ne pas écraser le fond. Enfin, évitez les crèmes solaires non biodégradables qui nuisent aux coraux : privilégiez un rashguard anti-UV et de la crème éco-friendly si besoin.
Espèces vulnérables 🐋
Certaines créatures d’Anilao sont fragiles ou dangereuses – dans tous les cas on les respecte. Le poisson-scorpion, par exemple, ne doit pas être bousculé (il se camoufle, facile à ne pas voir et à heurter du bout de l’appareil photo – j’en ai vu un se faire toucher par inadvertance, il a fui). Les hippocampes pygmées souffrent si on les manipule, donc on garde ses distances. Et si par bonheur (ou malheur) vous croisez un poulpe à anneaux bleus, admirez-le sans le provoquer : c’est l’un des animaux les plus venimeux du monde, mais paisible si on le laisse tranquille. Idem pour les serpents de mer (rarissimes ici) ou les raies-pastenagues enfouies dans le sable : ne les surprenez pas. Globalement, look but don’t touch – la devise du plongeur photographe respectueux.
Conservation en cours ♻️
Anilao accueille chaque année un grand festival de photographie sous-marine (Anilao Underwater Shootout, organisé par le ministère du Tourisme) où des plongeurs du monde entier viennent concourir amicalement. Cet événement promeut la région et, en parallèle, inclut des actions de conservation (conférences, ateliers de biologie, etc.). Cela aide à financer des projets comme le balisage des sites, l’installation de mouillages fixes (pour éviter que les bateaux jettent l’ancre sur le corail – énormément de sites ont désormais des bouées de mouillage), ou le soutien aux communautés de pêcheurs pour qu’ils se reconvertissent dans l’écotourisme.
En bref, Anilao chouchoute son patrimoine marin. En y plongeant, vous contribuez à cette économie bleue positive. Assurez-vous de faire votre part en adoptant les bons gestes sous l’eau, afin que ce joyau reste préservé pour les générations futures de plongeurs !
Vie locale & activités hors plongée 🏖️
En dehors des plongées, Anilao est assez calme. C’est le genre d’endroit où l’on se couche tôt et où l’on se lève pour un café face au soleil levant sur la mer. Un bonheur simple, loin du tumulte urbain. Et si vraiment l’ennui pointe (peu probable 😄), on peut toujours faire une partie de cartes avec les autres plongeurs ou trier ses photos du jour !
Ambiance générale 😎
Anilao n’est pas une station balnéaire bruyante, c’est plutôt un ensemble de petits villages côtiers et de resorts disséminés le long de la péninsule de Mabini. L’atmosphère est calme, authentique, presque rurale. On entend le coq chanter le matin, on voit les pêcheurs sortir leurs filets au coucher du soleil. Le soir, les plongeurs dînent tôt et se reposent après les efforts de la journée. Il n’y a pas vraiment de vie nocturne animée (pas de bars ni clubs branchés) – la soirée type c’est plutôt un Barbecue au resort entre plongeurs à refaire le monde.
Pour ma part, j’ai adoré cette ambiance détendue et conviviale où tout le monde se connaît vite. Les locaux sont d’une gentillesse remarquable, toujours un sourire et un mot gentil. Beaucoup parlent un anglais de base suffisant pour échanger.
Villages et culture 🪆
Le principal bourg est Mabini (nom de la municipalité), avec son marché, son église, quelques magasins. À Anilao town (port d’Anilao), il y a un petit marché de poissons et des échoppes de fruits où l’on a acheté de délicieuses mangues et bananes locales. Côté artisanat, ne vous attendez pas à de l’artisanat touristique comme à Cebu, ici c’est très modeste. On peut tout de même ramener du café de Batangas (la province est réputée pour son café Barako fort et corsé) ou du miel local.
Activités terrestres 🥾
Si vous voulez occuper un jour de repos sans plongée (pour ménager vos oreilles par exemple), plusieurs options nature s’offrent à vous. La région est volcanique et montagneuse : une petite randonnée jusqu’au sommet du Mont Gulugod-Baboy (470 m d’altitude) offre une vue panoramique sur toute la baie d’Anilao et les îles environnantes – lever de soleil magnifique garanti. Les resorts peuvent organiser ce trek matinal avec un guide. Autre excursion possible : le lac Taal et son volcan, à ~1h30 de route, pour une sortie à la journée (souvent proposée dans les excursions depuis Anilao, combinée avec la ville patrimoine de Taal, célèbre pour sa basilique et ses maisons coloniales). Si vous aimez les cascades, il y en a quelques-unes dans les environs (ex : Nagkalit-kalit Falls ou Tingloy Falls sur l’île voisine) accessibles en bateau + marche.
Activités nautiques & détente 🧘
Plusieurs resorts possèdent des kayaks de mer ou paddles en libre service : c’est agréable de pagayer le long des côtes rocheuses en fin de journée, quand la mer est d’huile. Le snorkeling est évidemment une activité annexe de choix, on l’a dit.
Commerces & services 🛍️
Il n’y a pas de grand supermarché ni centre commercial à Mabini. Chaque resort a sa petite boutique de dépannage (crème solaire, piles, T-shirts souvenirs). Pour des besoins plus spécifiques, il faut aller jusqu’à la ville de Bauan ou Batangas City (30–45 min) où l’on trouve des banques, pharmacies, etc. D’où l’importance de ne rien oublier d’important (médicaments personnels, lentilles de contact, etc.). Donc ayez vos pièces de rechange essentielles.
Sécurité & accueil 🙏
La région est sûre. Les habitants sont habitués aux touristes plongeurs et extrêmement honnêtes. Les locaux vous saluent poliment. Dans les resorts, aucune inquiétude pour laisser son matériel photo en charge ou son équipement à sécher, le personnel veille. Côté santé, il faut juste faire attention aux moustiques (utilisez du répulsif le soir, risque de dengue présent comme partout aux Philippines).
Il n’y a pas de caissons de décompression sur place ; le plus proche est à Batangas City ou Manille, d’où l’importance de plonger prudemment. Les centres ont des procédures d’urgence bien rodées en cas de pépin (oxygène à bord des bateaux, évacuation rapide). Dernier point : l’accueil philippin est vraiment chaleureux, on se sent vite comme à la maison. Ne soyez pas surpris que le staff vous appelle “Sir” ou “Maam” avec respect, c’est culturel. Et un petit “Salamat” (merci en tagalog) fait toujours plaisir pour les remercier de leur aide.
En somme, en dehors des plongées, Anilao est assez calme. C’est le genre d’endroit où l’on se couche tôt et où l’on se lève pour un café face au soleil levant sur la mer. Un bonheur simple, loin du tumulte urbain. Et si vraiment l’ennui pointe (peu probable 😄), on peut toujours faire une partie de cartes avec les autres plongeurs ou trier ses photos du jour !
Hébergement : où loger à Anilao ? 🏠
L’offre d’hébergement à Anilao est principalement composée de resorts de plongée en bord de mer, avec différentes gammes de confort et de budget.
Dive resorts tout-en-un 💯
Ce sont des complexes incluant hébergement, restaurant et centre de plongée sur place. La majorité sont situés le long de la côte de Mabini, certains accessibles en voiture, d’autres uniquement en bateau. Ils vont du petit resort familial aux établissements plus luxueux. Par exemple, Buceo Anilao, Aiyanar Beach & Dive Resort, Crystal Blue Resort, Eagle Point Resort, Club Ocellaris, Solitude Acacia Resort, etc. L’avantage, c’est la commodité : on loge sur place, on enfile sa combi le matin et hop dans le bateau depuis le ponton de l’hôtel. Les forfaits combinant chambre + plongées + pension sont courants. Le soir, on mange au resto du resort (peu d’alternatives de toute façon, vu l’isolement relatif). La gamme de prix est très variable : d’environ 50 € par nuit en chambre standard dans un resort 2-3*, jusqu’à 150–200 € par nuit pour les resorts haut de gamme avec piscine à débordement, spa, etc.
Guesthouses et hébergements locaux 🤝
Si votre budget est serré ou que vous voulez plus d’authenticité, il existe quelques petites pensions chez l’habitant ou guesthouses dans le village d’Anilao ou à Mabini. Elles n’ont pas de centre de plongée propre, mais vous pouvez dormir là et rejoindre un club de plongée à proximité chaque jour. Le confort est sommaire (ventilateur, salle de bain partagée parfois), mais le tarif imbattable (parfois <20 € la nuit). C’est une option davantage prisée par les plongeurs indépendants ou les groupes avec leur propre guide. Notez cependant que la logistique peut être moins simple (il faut chaque matin rejoindre le centre de plongée en tricycle, etc.). Parmi les adresses connues il y a Anilao Backpackers ou Punta Galera. À réserver à l’avance car peu de chambres.
Hôtels en ville (Batangas/Bauan) 🏨
Certains font le choix de loger en ville (Batangas City, à 1h) et de venir plonger à la journée à Anilao. Franchement, ce n’est pas l’option la plus pratique, surtout si vous voulez plonger tôt le matin. Mais si un membre de la famille ne plonge pas et préfère les commodités urbaines (shopping mall, etc.), ça peut se considérer. Il faudra alors un transport quotidien. Honnêtement, je recommande de rester au plus près des spots, donc sur Mabini même.
Recommandations 👇
Eagle Point Resort 🦅
Lors de mon séjour, j’ai opté pour Eagle Point Beach & Dive Resort, situé à Bagalangit (pointe de Mabini). C’est un resort confortable, construit à flanc de colline, avec plusieurs piscines et un accès direct en bateau aux sites. Mon retour : chambre spacieuse vue mer, eau chaude, AC, TV (qu’on n’a jamais allumée), wifi disponible mais payant (cartes prépayées) , et restauration correcte (buffet ou à la carte). En revanche, le resort est assez isolé : pas de village accessible à pied à proximité immédiate, il faut un tricycle pour aller au bourg (15 min). Mais comme on est en pension complète généralement, cela ne nous a pas dérangés.
D’autres voyageurs rencontrés logeaient à Buceo Anilao Resort – plus intimiste, orienté photographes (avec camera room), bungalow sur la plage – ils en étaient ravis.
Un couple de Français étaient chez Aquaventure Reef Club, un resort historique apprécié pour son ambiance conviviale et son house reef protégé. Eux ont aimé le côté un peu « club de plongée à l’ancienne » d’Aquaventure, très orienté communauté de plongeurs, même si les infrastructures sont un peu vieillissantes.
Village à proximité 🏘️
Si pour vous il est important de pouvoir sortir hors de l’hôtel le soir (marcher un peu, trouver un resto extérieur, etc.), choisissez un resort près d’Anilao Port ou Mabini centre. Par exemple Anilao Awari Bay Resort ou Camp Netanya (qui est un hôtel style grec très original) ne sont pas loin de petites échoppes. Mais encore une fois, la majorité des plongeurs restent sur place au resort le soir, l’ambiance se crée là.
Réservation 📆
Il est conseillé de réserver à l’avance, surtout en haute saison, car les resorts de plongée ont peu de chambres (souvent 10 à 30 max). Des sites de réservation comme Agoda ou Booking listent pas mal d’options à Anilao. Et bien sûr, les agences de voyage plongée (Ultramarina, H2O Voyage, etc.) proposent des packages comprenant vol + transfert + hôtel + plongées, ce qui peut simplifier la vie (à voir niveau tarif).
En conclusion, loger en resort de plongée est le choix le plus courant pour profiter au mieux d’Anilao. Selon votre budget et vos attentes en confort, vous trouverez chaussure à votre pied : du simple bungalow de plongeur où l’on passe plus de temps sous l’eau que dans la chambre, au bel hôtel avec piscine et coupes de champagne au coucher du soleil. L’essentiel est d’être sur place, près de l’action subaquatique, car c’est bien pour cela que vous venez, non ?
Centres de plongée 🤿
Plusieurs centres de plongée de qualité opèrent à Anilao. Je vous en recommande quelques-uns, en mettant en avant leurs spécificités.
Choisir son club 🤔
Posez-vous les questions de vos priorités : budget, confort, photo ou non, ambiance familiale ou pro, etc. Si vous êtes francophone non anglophone, sachez qu’il n’y a pas de club 100% français à Anilao, mais quelques resorts peuvent mettre à disposition un guide francophone sur demande (via les tours opérateurs). Sinon, un niveau d’anglais basique suffit pour les briefings. L’important est surtout le ratio plongeurs/guide : privilégiez les centres qui limitent les palanquées à 4 max, pour une meilleure expérience (la plupart à Anilao le font). N’hésitez pas à lire les avis récents et à contacter directement les centres pour évaluer leur réactivité et sérieux.
Recommandations 👇
Eagle Point Resort (Mabini) – Centre PADI 5★
Langues : Anglais, tagalog (quelques guides comprennent un peu le français)
Bateau rapide propre au resort. Matériel à louer bien entretenu. Pas de camera room dédiée, mais rinçage et table photo sur demande . Grand resort convivial, idéal groupes & familles. Bonne organisation des sorties (sites variés). Possède un ilôt privé (Sepoc) pour plages et snorkelling.
Buceo Anilao (Balanoy) – Centre SSI
Langues : Anglais, espagnol, tagalog
Connu pour son orientation photo : salle caméra climatisée, guides experts macro. Propose du Nitrox et des plongées blackwater. Équipement top, blocs 12 L alu. Ambiance décontractée et internationale. Bungalows en bord de mer. Cuisine réputée. Idéal photographes et couples. Atmosphère intime (nb limité de plongeurs). Packages tout compris dispo.
Aiyanar Dive Resort (Anilao) – Centre PADI 5★
Langues : Anglais, tagalog (staff international) .
Haut de gamme : bateau confortable, piscine d’entraînement, location d’équipement premium, Nitrox gratuit pour les packages plongée. Peut organiser du tek (possibilité de recycleur sur demande, trimix via partenaires). Luxe et calme. Infrastructure moderne (chambres design, grande piscine). Ambiance plutôt haut de gamme mais pas guindée. Parfait pour voyageurs exigeants cherchant confort et super plongées.
Aquaventure Reef Club (Mabini) – Centre PADI
Langues : Anglais, tagalog (quelques briefings en français sur demande car clientèle régulière FR)
Un des plus anciens clubs d’Anilao. Matériel standard, propose Nitrox. Bateau un peu vieillot mais fonctionnel. Restauration incluse simple et bonne. Ambiance « club » très chaleureuse, staff aux petits soins. Fréquenté par des habitués, y compris de nombreux Français via agences. Tarifs abordables en forfait.
Solitude Acacia (Mabini) – Centre SSI/PADI
Langues : Anglais, tagalog (management Singapourien).
Resort récent orienté photographe.Matos dernier cri, Nitrox disponible. Partenaire du réseau Solitude (standards internationaux élevés). Caméra room high-tech. Ambiance pro-photo. Personnel nombreux pour un service haut niveau. Bon choix si vous voulez un encadrement VIP et stages photo. Un peu à l’écart, idéal pour se concentrer sur la plongée.
(D’autres centres notables : Crystal Blue Resort (pour ateliers photo macro avec des experts), Dive Solana, Anilao Scuba Dive Center (centre local plus économique), Planet Dive (club simple avec accès direct à Twin Rocks)… Il y en a pour tous les goûts !)
Accès & transports jusqu’à Anilao 🛩️
Vol international ✈️
La porte d’entrée la plus proche est Manille (MNL – Aéroport Ninoy Aquino). De Paris ou de province, on trouve des vols via les hubs du golfe, via Singapour, Hong-Kong, etc. Une fois à Manille, il n’y a pas besoin de prendre un vol intérieur (contrairement pour d’autres destinations plongée aux Philippines) – un vrai plus en simplicité.
Route Manille → Anilao 🛣️
Pièges à éviter ⚠️
Attention aux taxis blancs de l’aéroport qui voudraient vous proposer le trajet direct – mieux vaut un transfert officiel du resort ou utiliser une application comme Grab si vous devez vraiment improviser. J’ai entendu parler de voyageurs s’étant fait facturer très cher par un taxi malhonnête. Mieux vaut négocier fermement ou réserver à l’avance. De même, ne confondez pas Anilao et Anoilo ou Alona (Bohol) lors de vos discussions avec des chauffeurs, la prononciation peut prêter à confusion. Ayez l’adresse précise écrite.
Pour les combinés de destinations 🚢
Si vous enchaînez avec Puerto Galera par exemple, depuis Anilao on peut rejoindre Puerto Galera en bateau privé (via l’île de Verde) – certaines structures peuvent l’organiser, mais c’est cher si vous êtes seul. Sinon, il faut revenir à Batangas Terminal et prendre un ferry public (1h) pour Puerto Galera. Pour Tubbataha ou Cebu/Malapascua, vous devrez repasser par Manille.
En résumé, l’accès à Anilao est simple et rapide depuis la capitale, ce qui en fait une destination de choix pour un séjour plongée sans tracas logistiques. En 3 heures de van, on passe du terminal de l’aéroport aux récifs grouillant de vie – qui dit mieux ?
Budget 💰
Voici un aperçu des coûts à prévoir pour un séjour plongée à Anilao, afin de vous aider à budgeter.
Plongées (fun dives) 🐡
Les centres pratiquent des tarifs par plongée dégressifs si vous prenez des packages. En moyenne, comptez 45–50 USD la plongée à l’unité (équipage, guide, blocs et plombs inclus) . Mais si vous prenez un pack plongées, le prix par plongée descend autour de 30-40 USD . Souvent, les resorts proposent des forfaits à la semaine (illimité ou X plongées par jour). Cela peut revenir moins cher si vous plongez beaucoup.
Suppléments spéciaux : Plongée de nuit (pour la prime de nuit du guide), plongée sur Verde Island (car plus loin, carburant), plongée blackwater… Ces extras valent le coup si le budget suit, ce sont des expériences mémorables.
Location d’équipement 🤿
Si vous ne venez pas avec tout votre matériel, il faudra louer. En général, c’est 5–8 USD par élément par jour (combinaison, stab, détendeur, etc.) . Les centres proposent souvent un prix global pour l’équipement complet aux environs de 15 USD/jour . Donc pour une semaine, la loc’ peut vite chiffrer (100 USD+). Si vous possédez masque, ordi, détendeur, emmenez-les, ça réduira la note et vous serez plus confort.
Nitrox : Disponible dans beaucoup de clubs, généralement en supplément à ~5–6 USD par bloc . Certains resorts haut de gamme l’offrent gratuitement avec les forfaits.
Hébergement 🏡
Comme évoqué, très variable selon standing. Budget backpacker ~30 € par jour (chambre simple + repas locaux + plongées low-cost arrangées séparément). Budget standard ~100–120 € par jour et par plongeur comprenant resort 3* + plongées + pension complète. Budget premium 200 €+/jour si resort de luxe.
Repas 🥘
Si vous êtes en pension incluse, rien à ajouter. Sinon, un plat coûte ~300–400 PHP (5–7 €), un dîner complet ~10 €. Les boissons alcoolisées locales ne sont pas chères (1,5 € la bière San Miguel). Prévoir un peu plus dans les resorts chics où les menus sont à prix “international”. Mais globalement, le coût de la vie philippin est bas comparé à l’Europe.
Transferts 🚕
Le van A/R depuis Manille ~240 USD (partageable entre les passagers). En solo, ça fait ~200 € A/R, pensez-y dans le budget global.
Pourboires 💰
Coutume aux Philippines de laisser un tip aux guides et au staff si vous êtes content. Ce n’est pas obligatoire mais très apprécié et ça soutient l’économie locale.
Budget global (1 semaine) 💸
En moyenne, je dirais qu’une semaine type 7 nuits + 5/6 jours de plongée revient entre 1000 € et 1700 € selon vos choix de confort.
Si vous voyagez en couple ou en groupe, regardez les offres packagées plongée + hébergement : elles sont souvent avantageuses par rapport au tout séparé.
Infos utiles avant de partir 🧠
Avant de vous envoler vers Anilao, voici quelques conseils pratiques et infos qui vous faciliteront la vie sur place.
Devise & argent 💶
Monnaie locale = Peso philippin (PHP). 1 € ≈ 60 PHP (vérifiez le taux à jour).
À Mabini/Anilao, pas de distributeur (ATM) fiable. Le plus proche est à Bauan ou Batangas City. Donc prenez du cash à Manille ou à l’aéroport.
Les resorts acceptent souvent les cartes bancaires Visa/Mastercard, mais une commission peut s’appliquer (3–5%).
Électricité ⚡️
220 V, prises de type A/B majoritairement (fiches plates US). Certains hôtels ont des prises européennes deux broches dans les chambres, mais pas garanti. Adaptateur universel recommandé. Coupures de courant rares dans les resorts qui ont souvent un générateur de secours. Prévoir une multiprise si vous avez beaucoup d’appareils à charger (appareil photo, flashes, ordi, etc.), car il y a parfois peu de prises disponibles dans la chambre.
Internet & réseau mobile 🛜
La couverture 4G passe globalement à Mabini, du moins pour l’opérateur Globe (c’était mon choix, ok pour WhatsApp et Instagram).
Smart passe aussi mais un peu moins fort par endroits. Si vous avez besoin d’un bon débit, certains resorts proposent (payant ou gratuit) le Wi-Fi par satellite, mais c’est pas la fibre ! Suffisant pour mails et upload de quelques photos, pas pour des visios HD. J’ai pu télétravailler une heure ou deux sans trop de problème, mais la connexion se coupait par moments.
Achetez une carte SIM locale (pas à l’aéroport, mais en ville). Notez que dans les zones reculées (certaines criques), le signal peut être faible. Personnellement, cette déconnexion relative m’a fait du bien 😊.
Équipement de plongée conseillé 🤿
Outre l’évidence (masque à votre vue, détendeur révisé, ordi de plongée), pensez à apporter vos chaussons même si vous n’apportez pas vos palmes : les palmes réglables + chaussons sont préférables ici car on embarque sur des plages caillouteuses parfois. Une combinaison intégrale est idéale (5 mm si vous êtes frileux en hiver).
Un lycra ou t-shirt UV pour mettre dessous (et contre les éventuelles méduses superficielles). Côté matos photo : des sachets de dessicant pour éviter la buée, et votre kit de joints toriques et graisse silicone. Apportez aussi une lampe de plongée fiable pour les plongées de nuit (sinon location sur place). Une ardoise étanche peut être sympa pour communiquer avec le guide sur un truc à voir ou pour noter un nom d’espèce à retenir. Enfin, un parachute (SMB) rarement obligatoire je le juge pourtant essentiel…
Santé & vaccins 💉
Pas de vaccin obligatoire pour les Philippines (sauf anti-covid selon règles du moment). Éventuellement, vaccins universels à jour + hépatites conseillés. Pas de paludisme à Luzon, donc pas de traitement antipaludéen nécessaire pour Anilao. Par contre, moustiques = risque dengue, donc spray anti-moustique à avoir. Emportez quelques médicaments de base (antalgiques, désinfectant, antidiarrhéique au cas où un curry passerait mal). Les resorts ont souvent une trousse de premiers secours, mais ça ne remplace pas vos propres médocs habituels. J’ajoute qu’il peut être judicieux de prendre une assurance plongée couvrant frais de caisson et rapatriement (DAN, Aqua Med…).
Communication 🗣️
Les Philippins parlent anglais, surtout dans le tourisme, donc la langue ne sera pas une barrière majeure. Apprendre 2–3 mots de tagalog fera sourire : Salamat (merci), Magandang umaga (bonjour le matin), Masarap (délicieux) pour complimenter la cuisinière 😁.
Respect des coutumes 🙏
Le pays est majoritairement catholique et conservateur. Tenue décente en dehors de la plage (on évite de se promener torse nu dans le village ou en bikini en dehors du resort). On se déchausse souvent en entrant chez quelqu’un ou parfois à la réception. La population locale est réservée, donc pas de démonstrations d’affection excessives en public. Sinon, rien de spécial, les gens sont habitués aux touristes plongeurs depuis longtemps à Mabini.
Matériel de voyage divers ⚒️
Prenez une lampe frontale pour circuler la nuit dans le resort (éclairage parfois limité), une gourde si vous voulez recharger en eau filtrée et réduire le plastique, un sac étanche pour le bateau (afin de protéger téléphone, serviette, etc. des embruns), et une petite serviette microfibre pour le bateau (parfois fournie, mais pas toujours).
En préparant bien ces petits détails, vous éviterez bien des tracas sur place et pourrez vous concentrer pleinement sur vos plongées à Anilao. Et si quelque chose manque, souvenez-vous que la débrouillardise et le sourire ouvrent bien des portes aux Philippines – on trouvera toujours une solution pour vous aider.
Avis personnel & conclusion 💬
En un mot comme : Anilao m’a conquis. Ce séjour a été l’un de mes meilleurs trips plongée, tant pour la qualité des sites que pour l’expérience humaine. Je recommande chaudement Anilao à tout plongeur amoureux de nature sous-marine, et encore plus si vous avez la fibre photographe ou biologiste marin dans l’âme.
Mon meilleur souvenir : Difficile de choisir… je retiens particulièrement la diversité de la faune macro, j’ai été subjugué.
Ce que j’aurais aimé savoir avant : J’avais un peu sous-estimé la fraîcheur de l’eau. Je m’attendais à du 28°C constant, or on est sans cesse soumis à des variations de quelques degrés qui ont tendance à donner froid. C’est d’ailleurs l’un des endroits où l’eau est la plus froide aux philipinnes.
Y retournerais-je ? Mille fois oui, sans hésiter. Anilao a ce petit goût de « revenez-y » parce qu’on sait qu’on n’a pas tout vu. Il y a toujours un nouveau nudibranche rarissime à dénicher ou une nouvelle technique photo à expérimenter. J’ai d’ailleurs déjà noté dans un coin de ma tête de revenir pour tenter d’apercevoir le très rare poisson-dragon diaphane (on devient vite collectionneur !). Mais honnêtement, en termes de macro, seul Lembeh pourrait faire de l’ombre à Anilao – et encore, Anilao offre l’avantage de beaux coraux en prime, là où Lembeh n’est que du sable noir.
Conseil ultime : n’hésitez pas à sortir des sentiers battus une fois sur place. Discutez avec les guides, dites-leur ce que vous rêvez de voir. Ils auront peut-être LE spot à vous proposer en fonction de cela. La personnalisation est souvent possible à Anilao, surtout en semaine quand il y a moins de monde. Profitez de cette souplesse.
En conclusion, Anilao est une destination de plongée d’exception, à la fois formatrice, divertissante et pleine de surprises. Que vous soyez débutant émerveillé par votre premier poisson-clown ou vieux loup de mer à la recherche de la perle rare macro, vous repartirez avec des étoiles dans les yeux et probablement quelques giga de photos à trier. Pour ma part, j’ai non seulement enrichi mon album de clichés uniques, mais aussi vécu des moments humains intenses avec les gens du coin et mes compagnons de plongée. C’est ça aussi la magie de la plongée : partager une passion dans des endroits fabuleux.
Alors, prêt à préparer vos bagages pour Anilao ? Je ne peux que vous encourager à franchir le pas. Et si vous avez des questions ou besoin de conseils supplémentaires, n’hésitez pas à me contacter ou à laisser un commentaire. Mabuhay (longue vie) et bonnes bulles à Anilao !
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Maxime Hiblot
Amoureux de l'Océan.
Moniteur de Plongée, Auteur,
Photographe, Reporter...
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