




ℹ️ J’ai été explorer Tubbataha dans le cadre d’une collaboration non rémunérée sur le Stella Maris Explorer. Un liveaboard d’exception qui m’a offert les meilleures plongées de ma vie.
Mon avis est libre et sincère.
La "perle des Philipinnes" (et plus encore...) 🤩
Le soleil se lève à peine sur une mer d’huile, révélant au loin le fin liseré bleu azur de Tubbataha Reef. Après 12 heures de navigation nocturne depuis Puerto Princessa, je me réveille émerveillé par le sentiment d’être au milieu de nulle part. Devant nous, deux atolls perdus dans l’immensité de la mer de Sulu, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993.
La réputation de Tubbataha le précède : spot mythique souvent cité parmi le top 10 mondial. La “perle” des Philippines est un joyau que tout plongeur aguerri rêve un jour d’explorer. J’avoue qu’avant de venir, je me demandais si ce récif isolé allait vraiment être à la hauteur de sa légende…
Dès la première plongée, mes doutes s’envolent. Nous basculons dans une eau d’une une clarté incroyable – au moins 30 m de visi – et sommes instantanément accueillis par une ronde de requins tournant autour du tombant. Quelques minutes plus tard, alors que je flotte à mi-eau, une forme immense apparaît du bleu : un requin-baleine vient nous saluer en toute tranquillité, entouré d’une nuée de carangues argentées. Mon cœur fait un bond – quelle entrée en matière spectaculaire ! Ce géant placide de 10 m glisse près du groupe et disparaît dans le bleu, nous laissant euphoriques. En remontant à l’échelle, je n’ai qu’une hâte : replonger encore et encore dans ce récif de tous les superlatifs.
Au fil des jours, Tubbataha n’a cessé de me surprendre et de me toucher. J’avais déjà beaucoup plongé aux Philippines, mais ici tout prend une autre dimension. La réputation du parc n’est pas usurpée : Tubbataha est un sanctuaire marin intact, un écosystème foisonnant qui a dépassé toutes mes attentes. J’ai eu la sensation d’explorer un monde sous-marin encore préservé, un trésor caché que peu de plongeurs ont la chance de visiter .
Au Programme
TogglePlongée à Tubbataha : à quoi s’attendre ? 🤔
Plonger à Tubbataha Reef, c’est pénétrer dans un aquarium grandeur nature, un monde sous-marin d’une richesse extraordinaire. La vie marine y est omniprésente.
Faune & biodiversité 🐠
Hotspot planétaire… Tubbataha abrite plus de 600 espèces de poissons, 360 de coraux, 13 de cétacés, des requins de récif, des tortues… C’est une zone de reproduction essentielle pour de nombreuses espèces pélagiques.
Tubbataha, c’est une arche de Noé sous-marine posée au milieu de la mer de Sulu. Isolé, intact, vivant : cet atoll double classé au patrimoine mondial de l’UNESCO est un sanctuaire comme il en existe peu sur Terre. On ne plonge pas ici pour chercher le minuscule — même s’il existe — mais pour se laisser happer par la vie qui fuse, explose, tourbillonne, portée par les courants.
À chaque immersion, les grands bancs de barracudas, carangues et vivaneaux croisent la route du plongeur dans un ballet permanent. Des napoléons massifs, des mérous patrouilleurs, de larges bancs de perroquets à bosse, des tortues se laissent approcher avec une placidité désarmante. Et toujours en arrière-plan, des requins : gris de récif, à pointe blanche, soyeux… C’est vraiment le paradis des squales, c’est simple, on finit par les considérer comme des compagnons de route tant ils sont fréquents..
Le corail est tout aussi spectaculaire : tables monumentales, gorgones XXL, murènes cachées dans les failles, éponges tubulaires fluorescentes… Des tombants vertigineux s’effondrent dans le bleu, couverts de forêts de coraux noirs, offrant des jeux de lumière surréalistes au lever du soleil. La densité et la vitalité du corail m’a vraiment bluffé, il y en avait partout !!!!
Dans les recoins, on découvre tout de même une microfaune précieuse : nudibranches colorés, crevettes nettes sur anémones, et même parfois un poisson-grenouille solitaire bien camouflé.
Mais ce sont surtout les scènes d’action qui font battre le cœur plus fort : chasses de thons à dents de chien, raies marbrées en maraude, ou encore dauphins en approche curieuse autour du bateau. Ici, on observe le récif vivre à l’échelle du large – et c’est ce contraste entre immensité et richesse qui rend chaque plongée inoubliable.
Et puis il y a ces instants suspendus, les yeux rivés dans le bleu, où chaque bulle devient prière silencieuse. Là où le récif chute brusquement dans les abysses, tout peut arriver : une raie manta en vol plané, un requin-marteau solitaire filant comme une ombre, ou même, un requin-baleine majestueux qui fend les profondeurs sans bruit. Certains chanceux croisent même un requin-tigre et sa silhouette imposante. Ce sont des plongées d’attente, de patience et de promesses – des plongées où l’on scrute le vide avec espoir, où chaque frisson pourrait être un géant qui approche. Tubbataha est l’un des rares endroits où l’on peut réellement rêver grand… et voir ce rêve surgir du bleu.

Topographie & types de sites ⛰️
Le profil des sites est assez homogène dans le parc : ce sont majoritairement des tombants vertigineux qui s’enfoncent à plus de 1000 m de profondeur autour des atolls . On commence généralement la plongée sur le plateau corallien peu profond (vers 5-10 m) puis on se laisse dériver le long du mur, porté par le courant. Je faisais généralement mes plongées dans la zone des 30m.
La plongée se termine souvent à nouveau sur le plateau ou le récif sommital, idéal pour la sécurité à 5 m au milieu des coraux. La couverture corallienne est fantastique : coraux durs et mous en parfaite santé, gorgones géantes, éponges-barriques… Certains jardins de corail semblaient sortir d’un documentaire, avec des couleurs et une densité dignes de Raja Ampat. La visibilité oscillait entre 20 et 40 m selon les sites et l’heure, souvent cristalline grâce à l’absence de toute pollution côtière . On se sent littéralement en apesanteur au-dessus de ces drop-offs tapissés de vie.
Organisation des plongées 📅
ℹ️ Les palanquées sont souvent assez imposantes — jusqu’à 6 ou 8 plongeurs pour un seul guide — mais chacun vit sa plongée à sa manière : certains restent proches du guide, d’autres s’éloignent dans le bleu en quête d’une rencontre rare… tant que chacun reste dans ses prérogatives, à portée de vue, et jamais seul.
L’organisation à bord des navires est bien rodée : nous faisions 3 à 4 plongées par jour. Le rythme est intense mais exaltant (manger, plonger, dormir, répéter !). Chaque plongée était précédée d’un briefing détaillé par le directeur de plongée : plan du site dessiné au tableau, courant attendu, vie marine emblématique qu’on pourrait voir, rappel strict des règles du parc (ne rien toucher, ne rien prélever, pas de gants ni de reef hook autorisés, etc.) . La sécurité était prise au sérieux : on nous demandait de limiter les plongées à 60 minutes max (même si notre ordi permettait plus) pour gérer la logistique et parce qu’il n’y a pas de caisson de décompression à proximité (le plus proche est à plus de 500 km, à Cebu ou Coron) .
On ne plonge pas depuis le gros bateau, mais depuis des annexes. Les deux annexes rapides du Stella Maris Explorer nous déposaient pile sur le site. Le pilote nous récupérait en fin de plongée où dés que l’on remontait à la surface – d’où l’importance du parachute pour être bien visible au milieu du bleu.
Cette configuration “à la dérive” rend les plongées très confortables (peu d’effort de palmage, on se laisse porter en admirant le décor). Le revers de la médaille, c’est qu’il faut gérer parfois des courants puissants et changeants. Sur certains sites exposés, on a pu ressentir des courants descendants le long du mur ou des courants contraires en profondeur – un vrai “Washing Machine” par moments !
Cela ajoutait du piment et rappelait que Tubbataha n’est pas une destination anodine. L’équipe restait vigilante, prête à intervenir si un plongeur était emporté trop loin. Personnellement, j’ai trouvé ces dérives très fun, à condition d’être à l’aise et de bien contrôler sa flottabilité.
Nitrox : un allié précieux pour Tubbataha 🧪
Sur une croisière comme celle de Tubbataha, où l’on enchaîne jusqu’à 4 plongées par jour, plonger au Nitrox est vivement recommandé. Cela permet de réduire la charge en azote, de limiter la fatigue, et d’optimiser son temps de plongée en sécurité — surtout sur les sites à profondeur modérée.
Sur certains bateaux, le Nitrox est proposé en option payante, mais d’autres l’incluent dans leurs prestations.
👉 À bord du Stella Maris Explorer, du Nitrox 32 était offert à tous les plongeurs certifiés : un bon compromis, avec un taux d’oxygène relativement élevé, tout en gardant de la marge pour descendre assez profond.
Pensez à vous faire certifier Nitrox avant la croisière – cela peut vraiment changer votre expérience de plongée.

Les meilleurs sites de plongée à Tubbataha 📍
Tubbataha compte une vingtaine de sites répertoriés autour de ses deux atolls principaux (Nord et Sud) et du petit récif de Jessie Beazley. Honnêtement, tous les sites y sont exceptionnels tant le parc est préservé . Néanmoins, certains spots ressortent pour des rencontres spécifiques ou leur topographie particulière.
Black Rock (Atoll Sud) 🪨
Profondeur : 5–30 m.
Station de nettoyage réputée pour les raies mantas océaniques (pouvant atteindre 5–7 m d’envergure). C’est presque garanti d’y voir une ou plusieurs mantas venir se faire nettoyer par les labres nettoyeurs sur le récif. On peut même y croiser la rare manta noire. Courant généralement modéré, possibilité de léger ressac près du récif.
Delsan Wreck (Atoll Sud) 🏴☠️
Profondeur : 5–40 m.
Sur le plateau, les restes d’une petite épave. Plus bas une faille d’une richesse inouïe. Surnommé “le spot à requins” : c’est ici que j’ai vu les plus gros spécimens. La présence quasi permanente de bancs de carangues, de vivaneaux et de thons & de grosses raies marbrées…
Washing Machine (Atoll Nord) 🧼
Profondeur : 10–40 m.
Un chenal entre deux parties de récif où les courants peuvent tourbillonner façon machine à laver, d’où son nom. C’est sur ce site que l’on enregistre les courants les plus imprévisibles du parc, avec des oscillations de direction en cours de plongée – fun mais sportif ! Côté faune, c’est réputé pour les requins-marteaux : l’eau plus fraîche qui remonte le long du tombant nord attire parfois un grand marteau solitaire en maraude . Ouvrez l’œil dans le bleu vers 30–40 m en cas de thermocline. Outre cela, beaucoup de barracudas et carangues profitant du courant, et bien sûr des requins de récif.
Shark Airport (Atoll Nord) 🦈
Profondeur : 5–25 m.
Un plateau peu profond parsemé de coraux durs, évoquant une piste d’atterrissage pour requins – le site doit son nom au fait que les requins de récif semblent s’y aligner posément sur le sable comme des avions sur un tarmac. Ils décollent tour à tour à l’arrivée des plongeurs. En fin d’après-midi notamment, on peut voir plusieurs requins pointe blanche allongés sur le fond ou glissant lentement entre les patates de corail. De grosses tortues imbriquées fréquentent aussi le site, n’hésitant pas à venir près des plongeurs. Peu de courant généralement, plongée tranquille idéale pour admirer les petits habitants du platier (poissons-anges, demoiselles, bénitiers géants dans le corail).

Amos Rock (Southwest Wall)(Atoll Nord)
Profondeur : 5–40 m.
Un des sites emblématiques pour la densité de poissons. Le tombant d’Amos Rock est couvert d’immenses gorgones et de coraux mous, et il attire des bancs hallucinants de carangues, de lutjans et de barracudas. Par moments, on se retrouve entouré par un mur vivant de poissons argentés en mouvement synchronisé – sensations garanties. De gros mérous patrouillent près du récif, ainsi que des perroquets à bosse. Requins gris et pointes blanches sont presque garantis ici aussi, souvent en train de tourner à l’entrée du courant.
👉 À noter : le petit récif Jessie Beazley Reef, à 20 km des atolls principaux, est également plongé en général vers la fin de la croisière. Il offre des coraux magnifiques et une visibilité souvent exceptionnelle, avec beaucoup de poissons de récif. Courant variable mais site splendide pour terminer en beauté. Souvent l’occasion de rencontrer du requin marteau…
Pour quel niveau et quel type de plongeur ? 🤿
Tubbataha est plutôt une destination “avancée”, adaptée pour des plongeurs ayant déjà de l’expérience.
Débutants 🐣
le parc n’est pas accessible aux novices. Les plongées dérivantes, la profondeur et l’isolement exigent d’être à l’aise sous l’eau. Les opérateurs exigent souvent un certain nombre de plongées enregistrées (par ex. 40) ou au minimum le niveau 2 / Advanced pour vous accepter . Si vous n’avez que quelques plongées en milieu protégé à votre actif, mieux vaut acquérir plus d’expérience ailleurs avant de tenter Tubbataha.
Expérimentés 💪
Tubbataha est un must-do absolu. Pour un plongeur maitrisant la dérive, la flottabilité et ayant déjà vu d’autres destinations, c’est l’occasion de vivre un condensé de ce qui se fait de mieux. La diversité des pélagiques et l’intensité des plongées combleront les plus blasés des plongeurs. Bref, si vous en avez les moyens et le temps, foncez .
Snorkelers et familles 🧑🧑🧒🧒
Pas adapté.
Formation 🎓
Seule la formation Nitrox est régulièrement proposée (fortement recommandées pour enchaîner les plongées en sécurité). En dehors de ça, ne comptez pas trop sur d’autres formations : Tubbataha n’est pas le lieu pour passer une qualification. Profitez de chaque minute et ne vous embrouillez pas l’esprit avec des cours. Les instructeurs à bord sont surtout là pour votre sécurité et éventuellement quelques spécialisations (photo sous-marine, biologie marine) si le timing le permet.
Saisons, météo & conditions ☀️
Période de plongée 📅
Mi-mars à mi-juin. Le parc naturel de Tubbataha n’est accessible que durant ces 3 mois environ, lorsque la météo est clémente. C’est la fin de la saison sèche aux Philippines : la mer de Sulu est généralement calme, les vents faibles et la visibilité optimale. Avril et mai sont souvent cités comme les meilleurs mois (mer d’huile, très peu de pluie). Dès la mi-juin, la mousson d’été (habagat) peut apporter du vent et des vagues, les bateaux cessent donc leurs rotations. Hors saison, il est impossible de se rendre à Tubbataha (les quelques tentatives d’expéditions spéciales en juillet/août se sont soldées par des annulations à cause des typhons).
Jan

Fev

Mar

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Mai

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Jui

Aou

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Oct

Nov

Dec


Température de l’eau 💧
Jan
Fermé
Fev
Fermé
Mar
27°
Avr
28°
Mai
29°
Jui
30°
Jui
Fermé
Aou
Fermé
Sep
Fermé
Oct
Fermé
Nov
Fermé
Dec
Fermé
L’eau oscille généralement entre 27°C et 30°C selon la profondeur et la saison. Cependant, sous les 25 m, on peut ressentir des thermoclines « fraîches » (parfois 24-25°C). Franchement lorsque l’on passe dans ces courants froids on se gèle les coui****.
Température de l'air ☀️
En surface, le thermomètre grimpe à 30-32°C en journée (soleil tropical oblige).
Visibilité 👀
Excellente, le plus souvent entre 20 et 40 m . Dans de bonnes conditions, l’eau est d’une limpidité cristalline grâce à l’absence de terre aux alentours (pas de sédiments ni de pollution). On a souvent une visibilité “bleu azur” qui permet de repérer les silhouettes de requins à 30 m devant soi. Néanmoins, il arrive que le plancton fleurisse à certaines périodes, notamment fin mars ou début juin, ce qui peut localement réduire la visi à 15 m. Ce plancton n’est pas forcément un inconvénient car il attire davantage de pélagiques (mantas, requins-baleines…). Globalement, attendez-vous à voir loin et clair la majorité du temps.

Courants 💨
Modérés à forts selon les sites et les marées . Tubbataha est exposé en pleine mer, les courants peuvent être imprévisibles. En gros, la plupart des sites ont un léger courant constant (parfait pour la dérive). Mais sur certains sites ou lors des marées montantes/descendantes, le courant peut s’accélérer sensiblement. Des phénomènes de courant descendant le long du tombant peuvent survenir (surtout coins nord et sud des atolls). Les guides connaissent bien ces situations et adapteront le plan de plongée (ex : ne pas trop s’éloigner du récif, ou plonger ces sites à l’étale). En surface, les annexes du bateau suivent les bulles et récupèrent tout le monde.
Important : l’usage de crochets de récif est interdit dans le parc (pour ne pas endommager le corail). Il faut donc apprendre à gérer le courant sans “s’accrocher”.
Un courant fort signifie aussi souvent plus de vie (action) sous l’eau, donc on prend ça positivement 😉.
Météo & risques naturels 🌡️
Photo et vidéo sous-marines : le paradis du macro 📸
Tubbataha est un paradis pour la photo grand-angle. Entre la visibilité claire, les scènes de bancs de poissons et les rencontres avec de grands animaux, tout incite à monter un objectif fisheye ou grand-angle sur son appareil.
Les sujets typiques : requins évoluant le long du tombant (parfait pour des silhouettes dans le bleu), tortues nageant au-dessus du récif, raie manta en pleine lumière autour de la station de nettoyage, sans oublier les somptueux paysages sous-marins (coraux en plein santé formant un décor de rêve). La lumière naturelle en journée est intense et bleue, donc pensez à ajuster la balance des blancs ou à utiliser un filtre rouge pour la vidéo grand-angle. Pour la photo, des flashes puissants sont recommandés afin de restituer les couleurs des coraux et des poissons au-dessous de 10 m. Beaucoup de photographes à bord avaient d’ailleurs du matériel pro – Tubbataha attire les passionnés d’image sous-marine du monde entier.
Cela dit, la macro n’est pas en reste ! On pourrait penser qu’avec toute l’action “gros” on ne regarde pas les petites créatures, mais détrompez-vous. En examinant de près les patates de corail ou les pieds de mur, on trouve une riche vie macro : de jolis nudibranches multicolores (notamment des chromodoris, Nembrotha etc.), des poissons-fantômes ornés se camouflant dans les gorgones, de minuscules hippocampes pygmées accrochés aux éventails, des poissons-grenouilles bien planqués dans les éponges… la liste est longue .
Il peut être intéressant, si votre budget le permet, d’avoir deux setups – un grand-angle et un macro – et de les alterner selon les plongées (certains sites se prêtent mieux à l’un ou l’autre). Mais si vous alterner il faudra accepter l’éventuel passage d’un requin baleine devant votre objectif macro…

Restrictions et bonnes pratiques 🚫
Évidemment, ne pas harceler les animaux pour avoir LA photo : on ne poursuit pas le requin-baleine, on ne flashe pas 50 fois la manta de trop près… Les guides y veillent, et de toute façon le code du plongeur responsable s’applique. À noter qu’aucune taxe photo/vidéo spécifique n’est demandée dans le parc (contrairement à certaines réserves ailleurs). Vous aurez tout loisir de remplir vos cartes mémoire !
Pensez juste à doubler vos sauvegardes (pas d’internet pour transférer en cloud), apporter assez de batteries et de cartes SD, et éventuellement une prise multiple pour charger tout votre matos sur le bateau.
En résumé, si vous êtes photographe ou vidéaste, Tubbataha devrait vous combler. Préparez votre équipement en conséquence : grand-angle indispensable, macro bienvenue, et votre talent fera le reste. Certains de mes plus beaux clichés sous-marins proviennent de ce voyage, tant les sujets étaient au rendez-vous. Entre les panoramas de tombants et les face-à-face avec les géants marins, il y a de quoi constituer un portfolio inoubliable.

Environnement & conservation marine 🦑
Tubbataha Reef est un joyau écologique protégé depuis plus de 30 ans. Le site a d’abord été déclaré réserve marine en 1988, puis inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993 du fait de sa valeur universelle exceptionnelle . Il constitue le plus grand parc marin des Philippines (environ 97 000 hectares de récifs et lagons) et un modèle de conservation réussi. Voici les points clés en matière d’environnement.
Aire marine protégée 🌊
Tubbataha est une no-take zone intégrale : toute forme de pêche, collecte, extraction y est interdite et sévèrement sanctionnée. La protection a été renforcée après que le récif a subi dans le passé des dégâts dus à la pêche à la dynamite et au cyanure (pratiques destructrices heureusement stoppées).
Aujourd’hui, seules les croisières de plongée autorisées peuvent visiter le parc, et un nombre limité de bateaux obtiennent un permis chaque saison (autour d’une douzaine maximum). Cette limitation de la fréquentation garantit la préservation de l’écosystème et évite un tourisme de masse.
Chaque plongeur doit s’acquitter d’une Taxe de parc marin d’environ 5 000 PHP (~85€) , généralement payée à l’avance ou à bord. Cette somme sert intégralement à la gestion du parc (salaire des rangers, entretien des infrastructures, patrouilles maritimes, programmes de recherche). C’est un coût conséquent, mais on plonge avec la conscience de contribuer directement à la protection de ce site unique.
Surveillance 👮♂️
Le parc est géré par la Tubbataha Management Office (TMO) en collaboration avec les gardes-côtes philippins et des ONG (WWF notamment). Une équipe de rangers est présente en permanence sur l’atoll Nord, dans une station sur pilotis que les plongeurs peuvent visiter entre deux plongées .
Ces rangers surveillent le respect des règles, l’état du récif et découragent toute intrusion illégale (braconnage, pêche). Leur présence 24h/24, chaque jour de l’année, a permis de quasiment éliminer le braconnage de requins et les collectes d’œufs de tortues qui sévissaient autrefois. Lors de notre passage à la ranger station, ils nous ont expliqué leur travail et vendu quelques t-shirts. C’était très instructif de voir l’envers du décor et de réaliser que nos frais de parc financent ces opérations.
Incidents passés 💥
La renommée de Tubbataha est telle que même l’US Navy en a entendu parler… involontairement ! En 2013, un navire de guerre américain (USS Guardian) s’est échoué sur le récif, causant des dégâts sur plusieurs centaines de mètres carrés de corail. L’opération de sauvetage a duré des semaines, et la marine US a dû verser de fortes compensations financières pour la restauration du site.
Ce fâcheux épisode a suscité beaucoup d’émotion aux Philippines et a conduit à un renforcement des dispositifs de navigation (aujourd’hui les bateaux de croisière sont très vigilants et utilisent des mouillages fixes pour ne pas risquer d’ancre sur le récif). Cela montre à quel point Tubbataha est précieux et surveillé. Depuis, heureusement, le récif a récupéré et aucune autre incident majeur n’est à déplorer – mis à part le naufrage d’un bateau de plongée il y a quelques années suite à un incendie, sans gravité pour le récif mais tragique pour l’équipage (encore une raison de respecter les consignes de sécurité).

Règles du plongeur éco-responsable 🚨
Le briefing d’arrivée (réalisé avant le départ du bateau par un responsable de Tubbataha) inclut toujours un rappel des règles environnementales : ne rien toucher, ne rien prélever (ni coquillage, ni “souvenir”), ne pas nourrir les poissons, ne pas jeter le moindre déchet par-dessus bord. Les plastiques à usage unique sont interdits à bord des bateaux opérant à Tubbataha : on vous remet généralement une gourde réutilisable, et adieu pailles ou gobelets en plastique. Cette mesure exemplaire vise à éviter toute pollution plastique dans le parc (et franchement, quelle joie de naviguer une semaine sans voir un déchet flotter !). Certains bateaux, comme celui que j’ai pris, s’engagent aussi à redescendre tous les déchets à terre et à n’en rien laisser sur place.

Espèces vulnérables 🐋
Le parc abrite de nombreuses espèces menacées inscrites sur la liste rouge de l’IUCN. Par exemple, les tortues imbriquées y nidifient (espèce en danger critique), les raies mantas océaniques sont vulnérables, les requins-baleines aussi. Sans parler des coraux eux-mêmes, fragiles face aux changements climatiques. Il est donc crucial de garder ses distances respectueuses avec la faune : ne pas chercher à toucher une tortue (cela peut la stresser et c’est illégal), ne pas bloquer la route à une manta, et ne pas insister avec les flashs photo si l’animal semble dérangé.
Vie locale & activités hors plongée 🏖️
Étant donné que Tubbataha est situé en pleine mer, il n’y a pas à proprement parler de “vie locale” sur place – pas de village de pêcheurs, pas de bar de plage, rien d’autre que la vie sauvage. La “vie locale” pendant la croisière, c’est donc celle à bord du bateau et les quelques activités annexes proposées par l’équipage, ainsi que l’atmosphère à Puerto Princesa avant/après la croisière.

Ambiance générale 😎
Sur le bateau, une microsociété de plongeurs du monde entier se crée. L’ambiance est généralement conviviale et décontractée – on partage tous la même passion. Entre les plongées, les gens se relaxent sur le sun deck, discutent photo et vie marine autour d’un café, ou remplissent leur carnet de plongée. On échange nos meilleurs moments du jour, on feuillette les identifications de poissons pour nommer telle espèce étrange vue l’après-midi.
Sur certaines croisières haut de gamme, un petit cocktail est servi au coucher du soleil, et l’équipage peut organiser un BBQ sur le pont la dernière soirée. La langue commune à bord est l’anglais, mais on trouve souvent plusieurs francophones sur les bateaux qui opèrent à Tubbataha (certains sont même tenus par des Français, cf. Seadoors). L’ambiance dépend un peu du type de bateau : sur un bateau budget, ce sera plutôt esprit “club de plongée” détendu, sur un bateau luxe l’atmosphère est plus feutrée, orientée repos entre gens sérieux de la photo. Mais dans tous les cas, la camaraderie plongeur opère vite : on se lie d’amitié en quelques jours, si bien que la fin de la croisière est souvent émouvante quand chacun repart de son côté.

Activités Annexes 🥾
En dehors des plongées elles-mêmes, on n’a pas le temps de s’ennuyer. La navigation d’un site à l’autre se fait généralement pendant qu’on mange ou qu’on se repose. Il y a à bord des livres sur la faune sous-marine, souvent un ordinateur pour visionner les photos du jour (voire faire un petit diaporama en fin de séjour). Beaucoup de plongeurs profitent des intervalles de surface pour faire une sieste bien méritée à l’ombre. Sur certaines croisières, une visite de la station des rangers est organisée : on monte sur l’atoll Nord, on rencontre les gardes du parc, on peut acheter un t-shirt du parc (souvenir dont les fonds vont à la conservation). Ça permet de se dégourdir les jambes sur la seule petite parcelle de terre de tout le voyage. Il n’y a pas vraiment d’autres excursions (pas de snorkeling à terre ni de kayak, etc., car il n’y a pas de lagon abrité). En revanche, les couchers de soleil sur la mer de Sulu sont magnifiques chaque soir, un spectacle en soi.
Puerto Princesa (avant/après) 👑
C’est de là que partent toutes les croisières, donc vous passerez forcément par Puerto Princesa. Cette petite ville côtière est la capitale de Palawan, avec une ambiance provinciale agréable. Avant la croisière, on peut profiter d’une journée pour visiter le Parc national de la rivière souterraine (Puerto Princesa Subterranean River) qui est une merveille naturelle (grotte navigable en pirogue, classée UNESCO). Il faut une excursion d’une demi-journée en van pour y aller, mais ça vaut le détour si vous avez du temps.
Autre activité sympa : le Honda Bay island hopping, qui vous fait découvrir les îlots et plages autour de Honda Bay au nord de la ville (snorkeling détente sur des récifs côtiers – modeste comparé à Tubbataha, mais agréable pour se mettre dans le bain).
En ville même, vous pouvez passer au marché central pour goûter quelques fruits tropicaux ou du poisson grillé, ou visiter le petit centre de conservation des crocodiles (Crocodile Farm) pour en apprendre sur la faune locale de Palawan.

Hébergement : où loger ? 🏠
Bien sûr – votre logement pendant la plongée sera votre cabine sur le bateau de croisière. Cependant, il est utile de couvrir l’hébergement à Puerto Princesa avant/après.
À Puerto Princessa 👑
Avant et après la croisière, vous aurez peut-être besoin d’un hôtel en ville.
Puerto Princesa offre un choix correct d’hébergements. Près de l’aéroport et du centre, on trouve des hôtels et B&B de gamme moyenne tout à fait convenables à ~30-50€ la nuit (avec clim, wifi, navette aéroport souvent gratuite).
Si vous voulez vous faire plaisir, il existe 2-3 hôtels plus haut de gamme avec piscine et vue mer autour de 80-120€ la nuit – agréable pour se reposer après la croisière, cocktail en main.
À l’inverse, les budgets serrés trouveront des alternatives dès 10-15€ la nuit, propres et bien situés.
Puerto Princesa est une ville étendue, mais ce n’est pas très important où dormir car les tricycles (taxis) sont nombreux pour vous déplacer. Si vous voulez être proche de restaurants et de l’animation, visez le quartier de Rizal Avenue ou bien le front de mer (Baywalk).

Recommandations 👇
Après Tubbataha, j’ai passé deux nuits à Wanderlust Bed and Breakfast, un petit havre de paix niché dans une rue tranquille/animée de Puerto Princesa. Tenue par une équipe adorable et passionnée, l’adresse mêle ambiance chaleureuse, déco soignée et un vrai sens du détail : petit-déjeuner maison, coin café lumineux pour bosser ou bouquiner, et chambres calmes où l’on se sent vite chez soi.
C’est là que j’ai posé mes valises avant d’embarquer, pour me poser, recharger les batteries… et commencer à rêver de Tubbataha.
📍 Situé à moins de 15 min du port ou de l’aéroport, c’est un excellent point de chute avant ou après la croisière.
Plus d’infos : Wanderlust Bed and Breakfast sur Booking
✍️ Collaboration non rémunérée – séjour offert en échange d’une création de contenu
Contact : +63 915 306 2273 (whatsapp)



Avant de prendre le large vers Tubbataha, j’ai séjourné au The Dome, un établissement d’exception à Puerto Princesa. Niché dans un cadre tropical, ce lieu unique propose des huttes haut de gamme ouvertes sur l’océan, avec une piscine étincelante encadrée de palmiers qui offre une vue imprenable sur la mer. L’ambiance y est à la fois chic et décontractée, idéale pour se détendre et se ressourcer avant d’embarquer pour l’aventure sous-marine.
L’expérience est résolument axée sur le bien-être : des espaces extérieurs ombragés, une décoration minimaliste et raffinée.
📍 Un poil plus excentré, The Dome est le choix parfait pour ceux qui cherchent un confort haut de gamme aux portes de l’aventure.
✍️ Collaboration non rémunérée – séjour offert en échange d’une création de contenu
Contact : +63 917 519 5331 (whatsapp)

Nous avons aussi testé le Blue Lagoon Inn et sa grande piscine. Il est super confortable et très abordable.
👉 Pour les réservations d’hotels/hébergements en Asie, passez par la plateforme Agoda. C’est souvent bien moins cher.
Centres de plongée / Bateaux recommandés 🤿
Plus qu’un club de plongée, pour Tubbataha il faut choisir un bateau de croisière (liveaboard) et son opérateur.
Choisir son club 🤔
Les bateaux de croisière plongée à Tubbataha vont du simple et convivial au luxe 5 étoiles flottant. Selon votre budget, vous pouvez vous retrouver soit en cabine partagée avec lits superposés et salle de bain commune, soit en suite double spacieuse avec SDB privée et même jacuzzi sur le pont (oui, certains bateaux haut de gamme comme le Stella Maris en ont !).
En général, même les bateaux milieu de gamme offrent des cabines climatisées, ce qui est appréciable pour bien dormir malgré la chaleur tropicale. Sur le Stella Maris (catégorie standard), j’étais en cabine double : superbe litterie, douche eau douce à volonté, et ménage fait chaque jour. Franchement, le top.
La vie à bord comprend une pension complète : les repas sont préparés par l’équipage (généralement un mélange de cuisine philippine et occidentale). Sur les bateaux de standing supérieur, attendez-vous à de la gastronomie : menu varié, barbecue, collations à volonté. Les boissons non alcoolisées sont souvent incluses (eau, jus, thé/café). L’alcool est en supplément sur la plupart des bateaux – la bière locale est vendue à prix modique si vous voulez trinquer après la dernière plongée du jour.
Accès plongée : Tous les bateaux possèdent une plateforme de plongée (dive deck) bien équipée : bacs de rinçage pour le matos, espace pour ranger vos affaires, et équipage pour vous aider à mettre votre équipement. Certains offrent des serviettes chaudes ou un petit en-cas après chaque plongée !
Le choix du bateau déterminera le niveau de confort, mais même sur un bateau simple on se sent bien. L’important est d’être en sécurité, bien nourri et reposé pour plonger, et ça, tous les opérateurs sérieux le garantissent.

Recommandations 👇
MV Seadoors
Langues : français / anglais.
Bateau : 25 m, 16 plongeurs max, 8 cabines climatisées avec SDB privée.
Ambiance : conviviale et francophone – le Seadoors est tenu par un staff francophone, ce qui en fait un choix prisé des plongeurs français. L’ambiance à bord est décrite comme familiale et chaleureuse, idéale pour socialiser.
Le Stella Maris Explorer est un yacht de 36 mètres, conçu pour offrir une expérience de plongée exceptionnelle tout en garantissant un confort optimal. Avec ses 10 cabines climatisées réparties sur trois ponts, il peut accueillir jusqu’à 21 plongeurs. Chaque cabine dispose d’une salle de bain privée avec douche chaude, de matelas en mousse à mémoire de forme et d’un espace de rangement généreux.
Les espaces communs incluent un salon spacieux équipé d’un système audio-vidéo, une bibliothèque, ainsi qu’un pont supérieur offrant un jacuzzi et un bar, parfaits pour se détendre entre les plongées ou admirer les couchers de soleil sur la mer de Sulu.
Le Stella Maris propose des itinéraires de 7 jours/6 nuits à Tubbataha, avec jusqu’à 4 plongées par jour. Les plongées sont facilitées par deux annexes de 8 mètres, permettant des mises à l’eau rapides et efficaces. Le Nitrox est offert aux plongeurs certifiés, et l’équipage expérimenté assure un encadrement professionnel.
La cuisine à bord est un mélange savoureux de plats locaux et internationaux, préparés avec des ingrédients frais. Les repas sont servis sous forme de buffet, accompagnés de collations et de fruits frais tout au long de la journée. Des options végétariennes et véganes sont disponibles sur demande.
Je ne peux que vous le recommander, j’ai passé une semaine géniale !
Contact : +63 917 550 1936 (whatsapp) expeditionfleet1539@gmail.com



👉 Pour consulter les options, disponibilités, les itinéraires détaillés et les tarifs actualisés, rendez-vous directement sur le site LiveAboard.com.
Accès & transports jusqu’à Tubbataha 🛩️
Se rendre à Tubbataha requiert un peu de logistique, mais rien de bien compliqué si l’on anticipe. Voici le parcours type pour un voyage sans encombre.
Vol international ✈️
La porte d’entrée la plus simple est Manille (MNL), la capitale. De nombreuses compagnies desservent Manille depuis l’Europe (souvent avec une escale au Moyen-Orient, Singapour ou Hong Kong). Alternativement, Cebu (CEB) a aussi quelques vols internationaux, mais Manille reste le hub principal.
Vol domestique vers Palawan 🛬
Une fois à Manille, prenez un vol intérieur pour Puerto Princesa (PPS), la capitale de Palawan. Les vols Manille -> Puerto Princesa durent ~1h15 , opérés par Philippine Airlines, Cebu Pacific, AirAsia… Il y a plusieurs vols par jour, donc choisissez une arrivée la veille ou l’avant-veille de la croisière. Depuis Cebu, c’est encore plus court (45 min) avec 1 ou 2 vols quotidiens . Les prix varient (50 à 150€ selon anticipation).
👉 Réservez vos vols domestiques tôt et prenez une franchise bagages suffisante pour votre matériel de plongée (on peut généralement ajouter 20 kg en soute pour pas trop cher à l’avance – ne pas attendre l’aéroport où l’excédent coûte plus).













Galerie d’images @Denis Ollivier 👆
Arrivée à Puerto Princesa 👑
L’aéroport est tout petit et en ville. Vous êtes à 10 minutes du centre en tricycle ou taxi. La plupart des hôtels proposent un transfert gratuit depuis l’aéroport, sinon négociez un tricycle (~150 PHP soit 3€ pour la ville). Puerto n’est pas grand, on y circule facilement.
👉 Si vous voyagez déjà aux Philippines, vous pouvez rejoindre Puerto Princesa par la route depuis d’autres endroits de Palawan. Par exemple, si vous êtes à El Nido, il existe des vans quotidiens (5-6h de trajet) . Depuis Coron, il n’y a pas de route directe (c’est une île séparée) – il faut prendre un vol Coron->Puerto ou un long ferry. Honnêtement, l’avion reste le plus simple.
Embarquement sur le bateau ⛵️
Les croisières partent du port de Puerto Princesa, généralement en soirée (vers 17h-20h).
Souvent, une navette viendra vous chercher à l’hôtel en début/milieu d’après-midi pour vous amener au bateau. Vos bagages seront pris en charge par l’équipage.
Il y a un enregistrement (check-in) où on vous fera remplir quelques formalités, montrer votre certif. de plongée, etc., puis on vous attribuera votre cabine.
Si vous êtes déjà à Puerto Princesa plus tôt dans la journée, profitez-en pour acheter ce qu’il vous manque car une fois à bord il sera trop tard (dernier ATM, pharmacie, etc.).
Traversée vers Tubbataha 🪸
Le bateau met le cap sur le parc dans la soirée. Durée de navigation : environ 10 à 12 heures de nuit (voir plus en cas de mer formée). On quitte le port entre 18h et 20h, on arrive sur zone vers 6h le lendemain.
Sur 6 nuits, on a en gros 2 longues navigations nocturnes – aller et retour – le reste du temps on se déplace à petite vitesse entre les sites.
Si vous êtes sujet au mal de mer, prenez un médicament anti-mal de mer après le dîner, avant la traversée nocturne, pour assurer votre confort.
Retour et départ 🏁
La croisière se termine généralement en arrivant au port de Puerto Princesa en fin de soirée la veille du dernier jour, ou tôt le matin du dernier jour. Par exemple, nous avons débarqué à 9h du matin à Puerto Princesa. Il est possible de prendre un vol dès la fin de matinée ce jour-là (en respectant les 24h de no-fly time après la dernière plongée). Beaucoup de plongeurs attrapent le vol de midi pour Manille. Cependant, prévoir un vol l’après-midi (14-15h) est plus sage pour avoir de la marge niveau timing.
Sinon, on peut passer une nuit de plus à Puerto Princesa et repartir tranquillement le lendemain. L’équipage du bateau peut organiser votre transfert vers l’aéroport directement après le débarquement si vous enchaînez.
Pièges à éviter ⚠️
Le principal piège serait de rater le bateau – il ne vous attendra pas ! Donc arrivez en avance à Puerto Princesa (minimum la veille, idéalement 48h avant en cas de bagage retardé ou autre).
Un autre piège classique : ne pas prévoir suffisamment de cash. Retirez assez de pesos à Manille ou Puerto pour payer les éventuels soldes sur le bateau (taxe parc si pas prépayée, pourboires, souvenirs). Beaucoup de bateaux n’ont pas de terminal CB en mer, donc mieux vaut des pesos ou USD.
Évitez aussi d’arriver les mains chargées de plastique : rappel, les plastiques jetables sont bannis dans le parc . Transvasez vos shampooings dans des flacons réutilisables, prenez une gourde (souvent fournie de toute façon), et inutile d’acheter des packs d’eau en bouteille avant d’embarquer (il y a de l’eau filtrée à bord à volonté).

En somme, accéder à Tubbataha est plus facile qu’on pourrait le penser pour un endroit si isolé : un vol domestique et vous y êtes. L’organisation des croisières est bien huilée, on vous prend en charge dès l’arrivée. Planifiez juste en conséquence pour ne pas courir, et tout roulera (ou flottera) parfaitement.
Budget 💰
Plonger à Tubbataha représente un certain budget, mais l’expérience en vaut la chandelle. Voici un aperçu des coûts à prévoir.
Tarif de la croisière 🚢
C’est l’élément principal. Pour une croisière standard de 7 jours, comptez environ 1500€ à 2500€ par personne en cabine double.
Les options les plus économiques se situent autour de 1400-1600€.
Les bateaux confort milieu-haut de gamme tournent autour de 2000-2500€.
Enfin, les croisières luxe se chiffrent entre 3000€ et 3600€ pour une semaine.
Ces prix incluent généralement l’hébergement à bord, tous les repas et boissons non alcoolisées, et les plongées (avec guide) illimitées selon le programme. Parfois quelques extras de confort sont compris d’office sur les luxes (nitrox gratuit, équipement fourni, massages, etc.).
Suppléments ➕
Le Nitrox n’est pas toujours inclus – souvent c’est ~100 à 150 USD en plus pour la semaine (environ 120€) si vous êtes certifié Nitrox et souhaitez l’utiliser.
Alcool : la bière ou le vin ne sont pas compris, prévoyez ~2€ la bière locale, et autour de 20-30€ la bouteille de vin (certains bateaux n’en vendent pas, d’autres oui – on peut généralement apporter 1 bouteille de son cru sans soucis si on veut marquer le coup).
Location d’équipement 🤿
Location d’équipement complet (si vous ne venez pas avec vos propres affaires) : comptez dans les 30-40€ par jour pour l’ensemble, ou un forfait ~150-200€ pour toute la croisière. Il est souvent préférable de voyager avec son équipement de base (détendeur, stab, ordi, etc.) pour le confort, mais les bateaux ont de quoi vous louer combi, stab, détendeurs de bonne qualité si besoin.

Taxes et frais locaux 💴
La Tubbataha Park Fee est d’env. 5 000 PHP (peso) par personne , soit ~85-90€. Vérifiez si elle est incluse dans votre tarif de croisière ou à régler à part (de plus en plus de bateaux l’incluent d’emblée).
Par ailleurs, il y a parfois des frais portuaires minimes (5€) à Puerto Princesa intégrés au package.
Dans l’avion, compter environ 30€ de surplus bagages pour transporter son matos (si au-delà de la franchise). Ayez quelques pesos de côté pour ces petites dépenses.
Pourboires 💰
Une tradition bien ancrée dans la plongée liveaboard. En fin de croisière, il est d’usage de laisser un tip à l’équipage, généralement en liquide dans une enveloppe commune. Le montant reste à votre discrétion selon satisfaction, mais on peut prévoir environ 5-10 USD par jour de plongée par personne comme base (donc ~30-60$ pour une semaine, soit 30-55€). Sur les bateaux luxe, les clients donnent souvent plus (ils passent parfois une “boîte à pourboires” où chacun met ce qu’il veut anonymement).
Budget avant/après ↔️
Vols domestiques : MNL-PPS A/R ~50-150€ selon la saison.
Hôtel à Puerto Princesa : 30-50€ la nuit en moyenne gamme (x 2 nuits = ~80€).
Repas à terre : peu de frais, les restos locaux sont ~5-8€ le repas, ou si vous mangez à l’hôtel un plat ~10€.
Transports en ville insignifiants (2-3€ le tricycle).
Donc ajoutez peut-être ~150-200€ pour couvrir l’ensemble des frais d’approche (vols locaux + 1-2 nuits hôtel + repas/transfer).
Budget global (1 semaine) 💸
Pour un plongeur budget serré, en choisissant le bateau le moins cher (~1400€) et en apportant son matos, on peut s’en tirer autour de 1800€ tout compris (croisière + parc + vols + hôtel).
Pour un plongeur optant pour un bateau confortable milieu de gamme (~2000€) et quelques extras, tablez plutôt sur 2500-2800€ tout inclus.
Les options luxe peuvent faire monter la note à 4000€ et au-delà en comptant vol international, etc.
👉 Bien sûr, ce sont des estimations 2024/2025, susceptibles d’évoluer. N’oublions pas le billet d’avion international jusqu’aux Philippines dans tout ça : selon la saison, entre 700 et 1200€ depuis l’Europe. Si vous combinez Tubbataha avec d’autres étapes plongée dans le pays, cela dilue ce coût.
En définitive, oui, Tubbataha représente un investissement financier non négligeable pour quelques jours de plongée. Mais à mon avis (et celui de la plupart de ceux qui y sont allés), chaque euro déboursé se traduit en souvenirs inestimables sous l’eau. La qualité des rencontres sous-marines et la rareté du lieu justifient le prix. C’est un peu l’équivalent d’un safari haut de gamme sous l’océan. À vous de voir si cela rentre dans votre budget/plaisir, mais si vous pouvez économiser en amont, l’expérience en vaut vraiment la peine.
Il faut aussi prendre en compte qu’en comparaison avec d’autres destinations Tubbataha reste vraiment accessible financièrement.
Infos utiles avant de partir 🧠
Avant de vous envoler vers Tubbataha, voici quelques conseils pratiques et infos qui vous faciliteront la vie sur place.
Devise & argent 💶
Monnaie locale = Peso philippin (PHP). 1 € ≈ 60 PHP (vérifiez le taux à jour).
À Puerto Princesa, il y a des distributeurs (ATM) en ville et à l’aéroport pour retirer des pesos – faites-le avant d’embarquer car en mer vous n’aurez pas accès à de l’argent.
Sur le bateau, la plupart des dépenses sont déjà payées. Si vous avez des extras à régler en fin de croisière (nitrox, location, boissons), préparez du cash en pesos ou en dollars/euros (beaucoup acceptent USD ou € et ont un taux interne pour convertir).
Les cartes bancaires ne sont généralement pas utilisables sur le bateau faute de connexion. Donc, prévoir du liquide. Pourboires également en liquide (PHP de préférence).
À Puerto Princesa, cartes acceptées dans les grands hôtels, restos touristiques et supermarchés, mais dans les petits établissements mieux vaut du cash.
Électricité ⚡️
Les bateaux ont du courant 220V toute la journée (générateurs). Les prises sont généralement de type américain à deux broches plates (type A/B).
Prévoyez un adaptateur universel si vos appareils ont des fiches européennes. Apportez aussi une multiprise si vous avez beaucoup d’appareils à charger (appareil photo, flash, GoPro, lampe…), car les prises en cabine sont limitées. Certains bateaux ont des prises européennes dans les espaces communs, renseignez-vous, mais mieux vaut être autonome.
Une fois branché, pas de souci, on peut charger caméras et autres la nuit. Attention aux surtensions possible lors du passage sur groupe électrogène : j’utilise une petite multiprise parafoudre pour protéger mon matériel sensible.

Internet & réseau mobile 🛜
Une fois le bateau parti, attendez-vous à zéro réseau mobile. On est trop loin des antennes, donc pas de 4G, souvent pas même de signal GSM. Certains bateaux très haut de gamme offrent du Wi-Fi mais franchement aller à Tubbataha c’est l’occasion de décrocher un peu.
Prévenez vos proches à l’avance que vous serez injoignable pendant X jours. En cas d’urgence, le bateau a des communications satellite pour contacter la terre, mais ce n’est que pour les urgences.
À Puerto Princesa par contre, la 4G fonctionne bien (souscrire un petit forfait data local si besoin, par ex. SIM Globe ou Smart pour quelques euros). La plupart des hôtels ont le Wi-Fi (de qualité moyenne).
Personnellement, j’ai adoré cette déconnexion totale pendant la croisière : ça fait du bien de vivre au rythme du soleil et des plongées, sans écran ni notifications.
Équipement de plongée conseillé 🤿
Outre l’équipement de base (masque, détendeur, gilet, palmes, ordi), pensez à ces petits plus : un parachute de palier (SMB) hautement indispensable (et sachez vous en servir !), un sifflet sur votre inflateur pour signaler votre position en surface, et peut-être un reflecteur ou miroir de poche par sécurité.
Évitez les bâtons/pointeurs (interdits aussi). Apportez éventuellement votre propre adaptateur DIN/étrier si votre détendeur est DIN – mais quasiment tous les blocs aux Philippines sont à étrier INT, et les bateaux ont des inserts DIN au besoin.
Si vous avez un appareil photo, prenez tout le kit de joints toriques de rechange, piles, etc., car sur place vous ne trouverez rien.
Santé & vaccins 💉
Pas de caisson de décompression sur place, on l’a dit, donc assurance plongée obligatoire (type DAN, AquaMed…) . Ayez sur vous votre carte d’assurance et laissez-en une copie à votre chef de palanquée si nécessaire.
Niveau vaccins, pas d’obligation spéciale pour Palawan (juste à jour des classiques + hépatites recommandé). Emportez vos médicaments personnels en quantité suffisante (le bateau aura un kit de premiers secours, oxygène, etc., mais n’aura pas votre antihistaminique particulier ou vos vitamines).
Je conseille vivement d’apporter de la méclozine ou dimenhydrinate (type Mercalm, Nausicalm) contre le mal de mer, ou des patchs Scopolamine si vous savez que vous y êtes sujet – à coller la veille de la navigation.
Quelques comprimés de paracétamol/ibuprofène pour les petits bobos, des pastilles pour la gorge (l’air conditionné peut assécher), et éventuellement de quoi traiter les otites externes débutantes (alcool boriqué ou gouttes type Ciproxine Otic sur conseil médical).
N’oubliez pas de vous hydrater beaucoup entre les plongées pour éviter les soucis de déshydratation (on transpire sans s’en rendre compte sous les tropiques).
Une crème solaire indice 50 (reef-friendly) pour le temps sur le pont, et du baume à lèvres car le sel + vent peuvent gercer.
À Puerto Princesa, il y a pharmacies et médecins en cas de besoin avant/après la croisière, mais sur le bateau vous êtes loin de tout.
Communication 🗣️
Les Philippins parlent anglais, surtout dans le tourisme, donc la langue ne sera pas une barrière majeure. Apprendre 2–3 mots de tagalog fera sourire : Salamat (merci), Magandang umaga (bonjour le matin), Masarap (délicieux) pour complimenter la cuisinière 😁.
Respect des coutumes 🙏
Le pays est majoritairement catholique et conservateur. Tenue décente en dehors de la plage (on évite de se promener torse nu dans le village ou en bikini en dehors du resort). On se déchausse souvent en entrant chez quelqu’un ou parfois à la réception. La population locale est réservée, donc pas de démonstrations d’affection excessives en public. Sinon, rien de spécial, les gens sont habitués aux touristes plongeurs depuis longtemps à Mabini.
Matériel de voyage divers ⚒️
Profitez-en pour télécharger à l’avance des séries, musiques ou e-books sur votre tablette si vous pensez avoir des temps morts (franchement, on n’en a pas eu besoin, mais sait-on jamais lors de la traversée aller). Un adaptateur universel comme dit, et une batterie externe pour recharger votre téléphone c’est toujours utile (même si à bord il y a de l’électricité, en balade ou transit aéroport ça sert).
Sécurité 🚨
Les Philippines sont globalement sûres dans les zones touristiques. Sur Palawan, n’écoutez pas les rumeurs de piraterie qu’on peut lire parfois sur les forums : la marine philippine patrouille et les itinéraires de croisière évitent les zones risquées. Aucun incident de sécurité sur les plongeurs n’a été signalé à Tubbataha depuis toujours.
À Puerto Princesa, appliquez les règles de base (pas d’exhibition d’objets de valeur dans la rue, gardez un œil sur votre sac dans les marchés). Les Palawanais sont gentils et honnêtes en majorité.
Avis personnel & conclusion 💬
Plonger à Tubbataha Reef a été pour moi un véritable coup de cœur dans ma vie de plongeur. J’en avais beaucoup rêvé, et l’expérience a non seulement été à la hauteur, mais a même dépassé mes attentes les plus folles. C’est dire le niveau ! Les paysages sous-marins de Tubbataha m’ont laissé des étoiles dans les yeux – ces jardins de corail infinis, ces murs couverts de couleurs, c’est un festival permanent. La quantité de poissons et de requins m’a bluffé : jamais ailleurs aux Philippines je n’ai vu autant de requins sur chaque plongée. On ressent vraiment qu’on est dans un écosystème protégé, presque préhistorique tant il est intact.
Ce que j’en retiens ? Ces plongées dos au mur les yeux dans le bleu infini. Attentif au moindre mouvement, reflet… Parfois, un signe, une illusion. Parfois, un signe, une apparition.
Si je devais donner un conseil que j’aurais aimé savoir avant : je dirais ne pas sous-estimer la fatigue. Les journées en croisière plongée sont intenses. J’étais en bonne forme, mais enchaîner 4 plongées par jour reste sportif. Dormez bien avant de partir, et peut-être prévoyez un jour light après pour récupérer (massages ou farniente à Palawan). J’aurais aussi aimé savoir à quel point le courant pouvait être changeant : ma palanquée s’est faite une frayeur dans un courant descendant. Donc, même expérimenté, on apprend l’humilité à Tubbataha.
Est-ce que je retournerais à Tubbataha ? Sans hésiter, oui… si l’occasion se représente, je signe tout de suite pour un second tour. Tubbataha est le genre de destination qu’on peut refaire en découvrant encore de nouvelles merveilles à chaque fois. C’est aussi un spot qui risque de devenir de plus en plus prisé – même s’il est régulé, la demande augmente à chaque année. Je me sens chanceux d’y être allé maintenant, avant que tous les plongeurs du monde ne s’y ruent (même si le parc limitera toujours l’accès, l’attrait va grandissant).
En comparant avec d’autres spots où j’ai plongé : si vous avez aimé des destinations comme les Maldives pour les gros poissons, ou les îles Similan en Thaïlande pour les beaux coraux, Tubbataha vous apparaîtra comme une sorte de synthèse ultime – des coraux dignes des meilleurs d’Asie, alliés à la faune pélagique des sites les plus sauvages.
Par rapport à Galápagos ou Cocos, souvent citées pour les gros, Tubbataha est plus “facile” (pas de courant furieux type Galápagos, eau plus chaude, logistique plus simple) tout en offrant son lot de requins et de spectacle.
Par rapport aux autres Philippines : c’est clairement au-dessus en termes de densité de vie. Anilao, c’est génial pour la macro, Apo Reef c’est superbe aussi mais plus petit, Malapascua vous donne les requins renards… Tubbataha, lui, offre un condensé de tout, sauf peut-être du muck dive. C’est vraiment la destination reine des Philippines pour la plongée, et elle figure maintenant tout en haut de mon palmarès personnel.
En conclusion, je recommande Tubbataha Reef de tout cœur à tout plongeur passionné dès lors qu’il a le niveau requis. C’est une aventure marine qui marque une vie de plongeur. Personnellement, j’en suis revenu enchanté, grandi et encore plus amoureux des océans. J’ai encore des images plein la tête – ces envolées de raies aigles, ces couchers de soleil sur le pont avec l’esprit rempli de requins et de coraux… Si vous hésitez parce que c’est loin ou coûteux, dites-vous que c’est bien plus qu’un voyage, c’est un investissement dans des souvenirs impérissables et dans votre passion. Tubbataha porte en lui ce charme des expéditions lointaines et l’émotion brute des rencontres sauvages. Pour ma part, je n’ai qu’une hâte : y retourner et revivre la magie de ce paradis bleu au milieu de nulle part.
"Puisse l’Océan vous inspirer une vie d’Aventure et d’Exploration."
Maxime HIBLOT



















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